‹ Recherchess anatomiques et physiologiques sur les Diptères, accompagnées de considérations relatives a l'histoire naturelle de ces insectesChapitre 14 sur 84 · CHAPITRE IE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IE

APPAREIL GÉNITAL

Les Culicides donnent plusieurs générations par année : six ou sept, suivant Réaumur. Leur accouplement se fait en l'air, le soir ou la nuit, ainsi que la constaté de Géer. Les femelles déposent à la surface des eaux stagnantes leurs œufs réunis en un petit tas. Les larves éclosent deux ou trois jours après la ponte et sont aquatiques toute leur vie.

APPAREIL GENITAL MÂLE.

Les lesticules du cousin, placés vers le tiers postérieur de la cavité abdominale, sont deux glandes oblongues, cylindroïdes, blanches. Les conduits déférents, plus longs qu'eux, capillaires et presque droits, se renflent en arrière en une poche oblongue , qui tient lieu d’épididyme. Ces deux poches sont si contiguës, qu'un œil peu exercé pourrait croire qu’elles confluent ensemble.

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SUR LES DIPTÈRES. 209 Les vésicules L confinées au bout de l'abdomen et dif-

ficiles à mettre en évidence, se présentent sous la forme de deux f grosses utricules ovoides ou ventrues, confluentes en arrière, où ; i a lieu l'insertion des conduits déférents. Le canal éjaculateur est % fort court et étroit. À |

L'armure copulatrice du C. annulatus à un forceps. toujours visible au bout de l'abdomen, dont les branches conoïdes, velues en dehors et terminées par un crochet articulé, corné, glabre, æ presque de leur longueur, sont susceptibles d’un grand écarte ment et ressemblent aux abus des araignées, comme l'avait aussi observé de Géer. À la base mférieure du forceps est une voiselle, visible quand on envisage le bout de l'abdomen par $ face supérieure, | de deux petits crochets cornés ; no

râtres, courbés en eçon.

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Les ovaires, dan$' un état de fécondation avancée constituent deux grappes oblongues ou allongées, finissant par occuper toute |

la capacité abdominale, g s dans leur périphérie de gaines ovigéres uniloculaires, < , oblongues ou subglobuleuses, + ü à suivant l’époque de la ge: , blanchätres, extrêmement nom- Fi LS # breuses (plusieurs centaines), tantôt pressées entre elles sans & ordre, tantôt D AU une dispositi ne tudinale . Ges gaines, pour ainsi

si diresessiles, sont dépourvues . à OS AT R MR n° re dire de ligament propre. Le cali l'ovaire, par le fait même de lin-

Ta glande sébifique se CD EO de trois ombicelles me centre. MN”

le réservoir séminal est assez gros, ovalaire, | un peu atténué vers son insertion et unique. Nous trouvons dans la glande sébifique l'organe sécréteur de cette matière gluante dont parle 1 Réaumur, et qui, au moment de la ponte, sert à coller les uns contre les autres les œufs si élégamment disposés LE une atli-

tude verticale, po ur former un berceau flottant. L'oviscapte est excessivement court, et l’on ne peut en bien * « constater l'existence qu'en examinant à une forte loupe le bout ® + : l'abdomen, soumis à une compression expulsive graduée. En ” procédant ainsi, on met en évidence une pièce centrale, cornée, + de: velue, composée de deux lames contiguës, dont Réauane parle pas. On voit aussi deux tenta des vulvaires biarticulés, bruns, dont l'article terminal, plus | et en forme de

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1. Ctenophora pectiniconnis. Mic. 11. Mycetophila hilaris. Dur. 2 bimaculata. Merc. 12. Ceroplatus dispar. Dur.

3. Xyphura atrata. Brur. 4 13. ———— tpuloides. Bosc. A. Tipula oleracea. F. 14. Scioplula striata. Mr1c.

+ D lunata. L. 154 Sciara ingenua. Dur,

6. Pachyrhina crocata. MAco. \ 16. Psychoda ocellaris. Larr. 7. — maculosa. MAco. 17: ————— trifasciata. LATR. 8. Anisotoma nigra. LaTr. 18. Rhyplius fenestralis. Mer. 9. Macrocera hybrida: Mec. 19. Bibio marcei. L. 10. Mycetophila amabilis. Dur. " » 20. Mycelobia pallipes. Mic.

J'ai pris pour type de mes descriptions anatomiques la Tipula oleracea, commune dans toutes les contrées, et déjà illustrée par Réaumur, qui nous a fait connaître en détail et ses habitudes et ses métamorphoses (Mém. t. V, pl. 2 et 3).

1. M. Macquart, dans son excellente Histoire des Diptères, ne donne que treize articles aux antennes du genre Tipula. Il en existe quatorze dans loleracea, ainsi que dans beaucoup d’autres espèces: ces articles, mal étudiés jusqu’à ce jour, sont veloutés au microscope, ce qui les rend très-aptes à la fonction tactile ; ils sont ren-

ï flés et comme bulbeux en arrière, et c'est sur ce bulbe et non dans l'articulation que s'implantent les quatre soies verticillées | qu'on y voit; le dernier, ou l'article apical, bien plus court que … les précédents, est turbiné. |

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2. Le dernier article des palpes RUSSE dans cette espèce et autres une organisation, une structure, qui méritent d'arrêter notre attention. Cet article, plus long à lui seul que les trois autres pris ensemble, a une flexibilité spéciale, déjà signalée par M. Macquart, qui peut se rendre sensible dans l'animal vivant, soit en la mettant en jeu par le toucher, soit en constatant pen- gi: dant l'irritation de l'insecte les diverses AMiractions partielles de qui lui donnent souvent de la difformité. Soumis à un fort gros- ÿ sissement microscopique, cet organe offre de fines raies trans versales plus ou moins flexueuses, Ouvertes d'un duvet PE d : %

- ou en‘brosse, et faisant l'office de + er Cette sou- ”

plesse le fait s'accommoder d’une manière très-immédiate aux

. . surfaces des corps pour pratiquer le palper; elle lui permet de

se ployer sous la tête, soit pour abriter la bouche, soit pour y

introduire les aliments, soit enfin pour exercer avec le secours

des poils qui le hérissent une action préhensive. J'ai déjà fait

. connaître des structures de cette espèce dans les palpes des phryganes! et dans les appendices caudales d’autres insectes.

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