‹ Recherchess anatomiques et physiologiques sur les Diptères, accompagnées de considérations relatives a l'histoire naturelle de ces insectesChapitre 51 sur 84 · Tetanocera marginata. ME1G. Te ar OXOCÉRIDES · texte numérisé non relu

Tetanocera marginata. ME1G. Te ar OXOCÉRIDES

D > shictica. LATR.

D. ———— reliculata. Id. 9. Loxocera ichneumonea. Mec.

CORDYLURIDES.

Chyliza leptogaster. Fax.

Cordylura pubera. I.

SCATOMYZIDES.

. Scatophaga stercoraria. Me1c.

lutaria. Id.

. Sapromyza ustulata. I.

. Sapromyza rorida. Id.

. Helomyza tigrina. Fazr.

rufa. MacQ. nom Pal da "td.

ORTALIDÉES.

. Ortalis vibrans. FALL.

lugens. Mec.

. Platystoma umbrarum. Id.

TÉPHRITIDES.

. Tephritis fasciata. Maco.

SEPSIDÉES.

. Sepsis punctum. FALL.

. Cheligaster putris. Maco.

. Nemopoda cylindrica. Id.

LEPTOPODITES.

. Calobata cothurnata. Mec.

. Micropeza thoracica. Maco.

ULIDIENS.

. Ulidia demandata. Meic.

Ainsi que je lai fait pour la famille précéder mes descriptions anatomiques des acalyptérées de quelques observations isolées qui ne trouveraient pas place ailleurs.

1. Quoique le Chyliza et le Cordylura soient deux genres contigus dans la méthode de M. Macquart, il existe cependant entre eux, sous le rapport de leurs organes digestifs, une différence no-

LAUXANIDES.

Lauxania ænea. Far. Lonchæa tarsata. Id.

HYDROMYZIDES.

Ochtera mantis. Larr.

Notiphila cinerea. FaLr..

PIOPHILIDES.

Teichomyza fusca. Maco.

Ephyÿdra rufitarsis. I.

Piophila pusilla. Merc.

petasionis. Dur Drosophila fasciata. Xd.

maculata. Id.

SPHÉROCÉRIDES.

Sphærocera subsultans. Maco.

Borborus equinus. Id.

HÉTÉROMYZIDES.

Gymnopa ænea. FALz.

Agromyza Jlava. Mer.

HYPOCÈRES.

Phora pallipes, Larr.

bicolor. MAco.

sordidipennis. Dur.

livida. Id.

aterrima. LATR.

helcivora. Dur.

précédente, je vais faire

table, et celle-ci me semble de nature à appeler encore l'attention des diptérologistes sur leurs places respectives dans la classification.

2. Le Chyliza leptogaster a, dans les individus frais, la région dorsale du corselet couverte d’un fin duvet doré, soyeux, avec des raies obscures. Ce trait avait été saisi par Pauzer (Faun. Germ. fase. 54, fig. 19). Les palpes sont très-noirs (caractère rare dans les Diptères), ovales-spatulés, presque sécuriformes. Les nervures des ailes sont testacées dans le mâle; noires, excepté à leur base, dans la femelle. L’abdomen est canaliculé en dessous dans les deux sexes.

3. Contre l'asseruüon de M. Robineau-Desvoidy les Scatophaga qui ont l'abdomen irès-velu sont des mäles.

J'ai observé un fait accidentel fort singulier dans les deux sexes du Scat. stercoraria. À diverses reprises j'ai trouvé vers le milieu de la région ventrale de l'abdomen tantôt une, tantôt deux grandes ouvertures ovales qui communiquent dans la cavité abdominale et qui permettent d’apercevoir les viscères. Ces æœils-de-bœuf étaient réguliers et nets, comme si on les eût faits avec un emporte-pièce. Ces mouches avaient l'air de se bien porter. Je présume que des larves parasites vivent dans l'abdomen de cette scatophage en s’y nourrissant seulement , soit du tissu adipeux , soit des sucs épanchés. Sans doute que ces larves pratiquent cette singulière opération césarienne lorsqu'elles sortent pour se transformer.

h. Le Platystoma umbrarum, Diptère d'un facies si hétéroclite, et l'une des plus grandes espèces des Muscides acalyptérées, présente une structure et une composition de la paroi ventrale de l'abdomen qui n’ont pas frappé les entomologistes. Cet insecte, qui à quatre segments dorsaux à l'abdomen, n’en a pas à la région ventrale dans l’un comme dans l'autre sexe. Cette dernière région est revêtue d’un derme homogène d’une seule pièce, qui n’est que le développement de la membrane inter-segmentaire ordinaire. Ce derme souple et d’un jaune citron est glabre et parcouru longitudinalement par de profondes stries qui ne sont que des rides

SUR LES DIPTÈRES. 313 ou de fines plissures. Mais comme la nature ne passe pas brusquement d’une création à une autre, une loupe scrupuleuse découvre encore les vestiges, les rudiments des segments disparus. Ainsi il y a tout à fait à la base une double plaque noire coriacée, puis au milieu une seconde très-petite, puis un ou deux points de cette couleur, enfin avant l’oviscapte une plaque carrée. Remarquez bien que ce défaut presque absolu de segments ventraux dans le Platystome n’est qu'un acheminement à leur disparition complète dans la famille des Pupipares, qui termime l'ordre des Diptères. J'ai déjà signalé ce même msecte comme formant une exception pour le nombre et la position des stigmates.

9. Les Diptères du groupe remarquable des Sepsidées exhalent une odeur parfumée des plus agréables, qui varie suivant les espèces. M. Macquart est je crois, le seul entomologiste auquel elle n'ait pas échappé et 1l la compare à celle de la mélisse. Le scalpel m'a dévoilé l'organe qui prépare ces essences et je vais le décrire en peu de lignes. La glande odorifique qui forme le trait anatomique le plus caractéristique des Sepsidées, existe dans les deux sexes. Elle s'insère sur la paroi dorsale du rectum dans l'intérieur duquel elle verse le produit de sa sécrétion. L’insecte expulse cette odeur par l'anus. Ce serait donc un organe des sécrétions excrémentitielles comparable à ceux que j'ai déjà fait connaître dans les Carabiques et autres Coléoptères, mais ilen diffère surtout par son mode d'insertion sur le rectum. Il consiste en deux vésicules oblongues ou ovalaires, parfois d’une faible teinte roussätre, où le microscope permet de constater une capsule intérieure de même forme. Elles s'atténuent un peu en arrière pour confluer aussitôt en un col d’une extrème brièveté, implanté à nu sur le rectum. Cette glande est, comme on voit, des plus simples. Il faut considérer les vésicules comme des organes sécréteurs par leurs parois, et réservoirs par leur cavité, tandis que le col est le conduit excréteur. Cette odeur a en général du rapport avec l'éther, et dans le Cheligaster on croirait renier acétique.

6. Les Sepsidées ont une mobilité dans les jambes et une promp-

Le no 4o

CPI

titude dans le vol qui contrastent avec l'allure tranquille des autres Muscides acalyptérées. La première est favorisée par la longueur considérablé"des hanches, qui égale la moitié de la cuisse; la seconde par une composition des balanciers qui n’a pas encore été signalée. Ces organes, extrèmement vibratiles, sont en petite massue insérée sur une base coriacée biarticulée.

7. L'abdomen du Cheligaster patris mâle se compose de cinq segments dorsaux. Le troisième, plus grand que ceux qui le précèdent et qui le suivent, est débordé près de ses angles postérieurs par une pièce tégumentaire de deux articles, terminée par un pinceau de plusieurs longues soies arquées qui, de part et d'autre de l'abdomen, s'inclinent réciproquement de manière à embrasser le bout de celui-ci. C’est ce trait sexuel qui a valu à cet insecte sa dénomination générique. La base articulée des pinceaux nait du troisième segment ventral.

La patte antérieure du mâle de cette même espèce est remarquable par le nombre de spinules et de soies qui garnissent le bord inférieur de la cuisse et du tibia. La cuisse a, dans sa moitié postérieure, deux crochets, dont l’antérieur seul est arqué, séparés par une échancrure arrondie. Le tibia a vis-à-vis celle-ci une saillie obtuse destinée à s'y loger, et vers sa base trois soies roides qui correspondent à de semblables de la cuisse, Ce membre est un organe de préhension redoutable. Je le crois exclusivement destiné aux manœuvres de la copulation. La cuisse de devant de la femelle a, au tiers antérieur de son bord inférieur, un peigne de six à sept soies très-rapprochées.

8. La pièce pénicallée du Cheligaster se retrouve, mais rudimentaire dans le Vemopoda cylindrica; au lieu d’un long pinceau, le mâle du Némopode a une touffe fort courte, une brosse de trèspetits poils roides.

Ce même sexe offre au segment ventral qui précède l'armure copulatrice un organe singulier qui combine son action avec le forceps lors de l'union des sexes. Ce segment est une plaque triangulaire partagée par une fente médiane favorable aux mour-

vements partiels de chaque moitié. Aux angles de sa base s'insère une tige triarticulée, terminée par un peigne de quatre soies spimuleuses noires, qui s'incline vers son congénère pour former la pince. Cet organe existe aussi avec quelques légères modifications dans le Cheligaster.

9. L'Ulidia demandata se nourrit surtout des sucs fournis par les petites glandes pédicellées des sommités tendres des végétaux. Cette petite et brillante Muscide se complait aussi dans la société des pucerons du pavot oriental. J'ai fréquemment vu cette courtisane parasite lécher avec ses grosses lèvres les produits qui exsudaient des plaies faites par le bec des débonnaires Aphidiens. Dans son allure grave et compassée, elle meut ses pattes anté rieures à la manière de balanciers, comme pour palper et tâtonner au loin devant elle.

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