MM
Boireau.
Crousse (Charles Joseph- Al
hert).
Baillet.
Noguez (Antoine Denis).
Lucas (Louis Julien).
Lasscre (Jean-Isidore).
Cahaigue.
Magen (Hippolyte).
Poiino (Antoine-Charles).
Quoique essentiellement délicate-de sa nature, la mission confiée à Varmée ne pouVait laisser aucun doute ni au Président de la république, ni au minisire de la guerre.
En effet, que lui demandait Louis-Napoléon Bonaparte ? — Un trône? — Nullement. — Le triomphe de tel ou de tel parti politique? — Nullement.
Louis-Napoléon Bonaparte demandait à l'armée de protéger la liberté de la France entière contre les entreprises des factions, et de mnintenir Tordre dnns les n.ies. jn<:fTn'<^ co aue dix millions f*/^'.oi'»r'^ ^'^i^^vnfiiemoîiî <!:onsnii'>v eu.*-i'!it i.i;i cor.r.aiire leur
l.;-\ Vr-f.-.
une iiiis^ftioîi r?j 5imv»io, ?: noî'le, ^i lovaie. contiee à ime armée admirable de discipline et de patriotisme, ne pouvait .être qu'ardemment acceptée et ponctuellement remplie.
C'est à trois heures et demie dn matin seulement, trois heures avant le moment fixé pour l'exécution, que M. le général Manian, commandant en ehet de l'arrraée de Paris, fut mandé auprès du^ministre de la guerre, et reçut de lui, en même temps, l'explication des mesures à prendre, et les ordres nécessaires pour les exécuter. M. le général Magnan avait déjà reçu la confidence de cette éventualité ; la nécessité de la mesure lui était démontrée, et îl avait demandé à n'être prévenu qu'au moment de monter à Aeval. Il y a un tel bon sens et une telle discipline dans l'armée de Paris, que chaque régiment était à son poste à la minute indiquée.
M. le eolonel Espinasse, commandant le A^^ de ligne, de la brigade Ripert, fut chargé d'investir et d'occuper le palais de
l'assemblée législative. L'Assemblée était gardée ce jour-là par an bataillon du A^, sous les ordres supérieurs du lieutenant -colonel Niel. du 41^ de ligne, qui exerçait son commandement au nom de TAssemblée. Le colonel Espinasse, efiKcier d'une rare ioieUigence et d'une mâle résolution, est .une des plus brillantes réputations de l'armée, et s'est distingué d'une mamère particulière au siège de Rome, et tout récemment dans la Rabylie, dans plusieurs combats opiniâtres où il commandait l'arrière-garde.
xrx.
A 6 heures et un quart, le colonel Espinasse arrivait à la grille de l'Assemblée, donnant sur la place de Bourgogne, se la faisait ouvrir, et envoyait chercher le chef de bataillon, pendant que ses troupes envahissaient les cours. Le chef de bataillon fut régidièrement relevé par son chef hiéraf^diique, et le bataillon de garde ramené à la caserne. En même temps que le 4Sede ligne, entraient dans l'enceinte législative trois commissaires de police, accompagnés de dix agents chacun, et chargés d'arrêter les questeurs.
L'Assemblée fut environnée et occupée, sans la moindre iiiffi*culte, à six heures et demie. M. de Persigny, confident de toutes ces mesures^ et dont Tabnégation ég:ale'le dévouement, avait assista à cette délicate et importante opération, et alla en rendre compte à
l'El^fsée.
pf- iT icrmFHor ici ce qni coîT^ornc le n?ihî« f1cl*A!^-Cî'nb1<^'*,nors
par une petite porte située dans la rue de Bourgogne, en face de la rue lie Lille, Ces députés se réunirentdans la salle des conférences, et V devinrent un peu bmyants. Suc,l'avis de leur présence, parvenu au irinislère <ie l'intôncur, Tordre fut donné de les faire sortir innnéJialenienl. Le c^^nniauJant Saucerotle, de la garde mu-nicipale, charge do l'oxéoution de cet ordre, la fit précéder d'i^u petit discours plein Ae^yt\U M, le président Dupin, appelé par ses collègues, leur fit aussi son discours en ces termes: a Messieurs, la Constitution est violée ; nous avons pour nous le droit, naais nous ne sommes pas les plus forts. Je vous engage à vous retirer; j'ai i)ien l'honneur de vous saluer. » ,
Conunc ces paroles ne paraissaient pas décisives sur 1^ J^eunion, le commandant déclara qu*il allait faire entrer ses soldats : cl aussitôt les représentants se retirèrent.