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Toutes ces mesures avaient été exécutées avec une telle promptitude, avec un tel ensemble, avec une telle précision et un tel calme, que Paris, stupéfait, se réveilla, le 2 décembre, sous le poids immense et irrésistible d'un fait accompli par la sagesse et par le courage de quelques-uns, dans Vintérêt et pour le salut de tous.
Il n*y avait qu'un cri : Cest bien joué I ^
La première et universelle impression fut favorable, parce que le Président se montrait à la fois très-habile, très-résolu et très -fort.
Personne ne songeait plus à la Constitution, qu'on s*était habitué à mépriser ; personne ne s'informait et ne s'occupait des représentants, qu'on s'était habitué à dédaigner; l'acte énergique du Président était généralement accepté, avec cette seule réserve : — Réussira-t'il ?
Après la première surprise, la population courut aux nouvelles, et se porta aux affiches, que de nombreux agents appliquaien encore sur. les murs .
On lut d'abord le décret suivant, qui annonçait et qui résumait ie grand acte du 2 décembre :
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