‹ Récit d'une soeur: souvenirs de familleChapitre 12 sur 53 · EUGÉNIE A ALEXANDRINE · texte numérisé non relu

EUGÉNIE A ALEXANDRINE

ff Je prie tant pour toi, pour toi et Pauline 1 — Pauline et toi — pas autre chose. Je ne parle pas d'Albert, Albert

V4iiL. Alors eUe resta en silence quelques instants, puis elle me dit: tt le n^ai rien vu, mais Je ne suis pas triste, je viens même d^avoir un vif mouvement de joie en pensant à tout ce que Dieu me fera voir lie lit'au en paradis pour me dédommager de tous ces plaisirs perdus. » Chère douce petite sœur, quels grands exemples elle nous a donnés! cl que de paroles profondes sont sorties de sa bouche d*enfant 1

est compris dans toi, c'est une même prière. Dieu la aimé , Dieu Ta sauvé , Dieu le bénira, et le bénir, c est te bénir. Gomme j'ai repris avec ardeur ma prière favorite! Gomme elle est de jour en jour plus sinc^^^ ï Je conjure le bon Dieu de prendre ma chance de bonheur, de la réunir à celle de Pauline et à la tienne et de vous rendre heureuses. Ge n'est pas, pour cela, demander îi être malheureuse; ma prière exaucée serait une certitude de bonheur. »

Alexandrine lui répond :

« Que Dieu te bénisse et te récompense, chère délicieuse petite amie. Sais-tu qu'en demandant si vivement mon bonheur et celui de Pauline, c'est le tien en toutes lettres que tu demandes, car pourrions-nou.s ('ire heureuses Tune ou l'autre, si tu n'avais pas une dose do félicité égale à la nôtre? »

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