‹ Récit d'une soeur: souvenirs de familleChapitre 14 sur 53 · Intelligence, en anglais : nouvelle · texte numérisé non relu

Intelligence, en anglais : nouvelle

l^r; RÉCIT D'UNE SŒUR.

VOS ombres de loin sur un chemin. Me trouvez-vous drôle ? ou bien m'admirez-vous d'avoir su ne pas éprouver de regret en songeant que nous aurions pu si facilement nous rencontrer ?

tf Pauline ! Eugénie ! je commence à ressentir de tels transports et quelque chose de si sunny^ dans mon cœur h l idée de vous revoir, que quelquefois je m'efforce de réprimer un peu ces mouvements en me disant que je n'ai pas encore atteint ce bonheur, et que plusieurs semaines se passeront encore avant que/y sois vraiment. Mais c'est égal, Dieu est mille fois trop bon pour moi. Il n'y a pas moyen du reste de songer à être à Naples avant le \" novembre — trop heureuse encore d'y être alors I Enfin patience I Bagatelles et choses importantes, nous nous dirons tout alors, et comme autrefois, ma Pauline, tu me condamneras ou tu m'absoudras.

ft J'ai une grande curiosité de voir Emma. Chères amies, malgré tout le bonheur dont je jouis, il y a un grand nombre d'inquiétudes dans mon âme et beaucoup d'inquiétude dans ma tête. Mes idées seront-elles jamais settkd^? kvi ciel 1 Je l'espère. Faites savoir à Albert de nos nouvelles. Oh I comme je vous aime tous I »

Nous avions en effet passé à Milan quelques jours auparavant avec mon frère Charles et sa femme, qui cette fois revenaient avec nous à Naples. Je ne me souviens plus de ce qui nous avait fait changer de route, mais je sais que nous prîmes celle de Genève et du Simplon, au lieu de celle de Lyon et du Mont-Cenis que nous avions dû prendre, ce qui fut cause que ma mère manqua toutes

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