‹ Récit d'une soeur: souvenirs de familleChapitre 27 sur 53 · Domestique du comte Pulbus · texte numérisé non relu

Domestique du comte Pulbus

tacle tout nouveau pour moi. Mon Albert, qui eût tant aimé cela, n'a pas osé s'exposer à Fair de la nuit. Dieu merci, cependant, il va bien. Il tousse moins qu'à Malte et son pouls est bon. Grâce à Dieu !

<i Mercredi 13 mai. — C'est Julien qui nous fait la cuisine. Une chèvre que nous avons à bord contribue k notre nourriture, surtout à celle d'Albert. Et tous ceux qui nous aiment, que pensent-ils de nous maintenant?

a Jeudi 1 4 mai. — Aujourd'hui il y a eu beaucoup de mouvement, tout craquait et tombait autour de nous, Albert a eu le mal de mer. J'en ai été bien aise : ceux qui ont mal à la poitrine n'en souffrent pas.

« On m'a dit qu'une tourterelle nous suivait. Ce soir, pendant que je me reposais dans mon horrible cabine, j'ai entendu mes voisines et un de leurs maris dire et chanter des prières pendant assez longtemps.

Vendredi 15 mai. —J'ai éprouvé une sensation assez vive en voyant les côtes de la Grèce; revoir la terre m'a fait plaisir aussi. J'avais eu un peu peur cette nuit.

« Une tourterelle, peut-être celle d'hier, a été prise ce matin.

« Je reviens du pont, il y a des éclairs, et dans la mer, des poissons étincelants (des palamides); cela m'a beaucoup plu. »

JOURNAL d' ALBERT.

« Samedi 16 mai. — Hier, nous avons vu la terre pour la première fois depuis mardi. Les côtes de la Grèce, d'abord imperceptibles, devinrent peu à peu plus visibles, et, vers le soir, nous étions en face de la Laconie. Le cap Matapan se dessinait tout entier, coloré délicieusement par les dernières teintes du soleil couchant. Le vent était frais, et le capitaine craignant d'ar-

river la nuit sur l'île de Cérigo (Cythère), flanquée de petites roches, nous avons pris le large; mais ce matin, en montant sur le pont, je vis Cérigo derrière nous, nous venions de la dépasser. Maintenant le calme nous empêche d'avancer.

« Dimanche 17 mai. — En montant sur le pont, je me suis trouvé nez à nez avec les mêmes rivages. Comme hier, nous avons à peu près calme plat.

« Après le dîner, la brise s'est levée un peu et nous avons dépassé les îles de Falionara et de Caravi.

« Le soleil s'est couché magnifiquement djBrrière les montagnes de Napoli de Malvoisie, ses derniers rayons répandaient sur toutes ces côtes une teinte brûlante plus belle encore peut-être que celle dont se colorent les montagnes d'Italie au mois de juillet.

« La journée a été étouffante, et bien que je me sentisse infiniment mieux qu'à Naples, je ne puis surmonter une certaine mauvaise humeur en voyant combien de soins enchaînent encore mes actions et les enchaîneront peut-être ainsi pendant des années encore! Et ensuite, habitué pendant si longtemps à des privations de tous genres, pourrai-je jamais reprendre d'autres allures? Cette idée me rend morose, ennuyé de moi-même, ennuyeux aux autres. Cela me met dans une irritation qui influe sur mon humeur. Ma pauvre Alex, qu'un rien tourmente, se figure que je lui cache ce que je ressens. Pauvre chère amie! je crains de lui faire passer de tristes jours dans le courant de ma vie !

« Putbus est un bien excellent homme. C'est même un ami pour lequel je me sens un profond et véritable attachement; mais ce manque total d'accord dans nos sympathies et nos espérances sera toujours un obstacle à une grande intimité entre nous. Oh ! que j'aime à rencontrer excès de foi, excès d'amour! Combien alors mon

^œur a soif d'épancheraeTitl Mais vis-à-vis du doute, du non-croii-e, je me sens le besoin de me taire, de rentrer en moi-même, comme im limaçon qui s'épanouit au so- 'eil et se retire dans sa coquille quand il disparaît. »

JOURNAL D ALEXANDRINS

« Syra.

ff Mercredi 20 mal* — Tapage affreux. Cette nuit j'ai eu peur. Je n*ai pu me lever de toute la journée; il a fait un véritable gros temps. Albert a été malade; grâce au ciel, il est maintenait tout à fait bien.

tt 11 vient de la terre une odeur parfumée qui me fait du bien.

lî Jeudi â1 mai. — Il y a eu cette nuit une tempête effroyable que je n'ai pas entendue. Albert et Putbus sont montés mv le pont. Ou a été obligé de jeter une ancre de plus.

(ï J'ai dormi une partie de la journée. Vers une heure, Albert ui'a rêveillt^c fîu nie faisant respirer des fleurs venues de la ville... Ahl chère maman! as-tu peur pour nous maintenant t Et Alexandre, et Fedor, et ceux de r^aplesî... que pensent-ils de nous? que font-ils euxmêmes?

« Vendredi ââ mai. — J'ai été de très-mauvaise humeur : c'est ce vent si violent qui m'impatiente, mais je me reproche mon ingnUitude; car enfin, s'il nous était ariivé un incident &\jiv nier, ou si Albert était malade, si nioi-mcme j'avais le mal de mer, ou notre pauvre cher Putbus! Mon Dieut noub sommes si ingrats! »

lOURNAL d'aLBERT.

■ Syn.

<r Vendredi 22 mai» 10 heures du soir. — Enfin l'ouragan qui n'a cessé de souffler depuis mardi est calmé. Nous espérions partir hier, mais le vent était encore trop violent. Aujourd'hui il a tourné, mais en changeant de direction il a perdu toute sa force et nous sommes retenus maintenant par le calme. Il faut jouer de malheur, car *nous l'aurions en ce moment très-favorable. Que vous dirai-je de Syra? Je n'y suis descendu qu'une seule fois pendant quatre jours, et je n'ai point été tenté d'y retourner une seconde fois. Il n'y a qu'une seule rue principale remplie de boutiques : comestibles, fruits secs, boulangeries, tailleurs, marchands d'étoffes et de bonnets grecs, dont un a été acheté pour moi par Alexandrine. Nous sommes entrés dans une église grecque assez jolie, mais incroyablement légère de construction. Une sorte de lanterne couverte d'images, bancs pour les hommes en bas, tribunes circulaires en haut pour les femmes. Je n'ai point vu l'église catholique qui est à l'entrée de la ville. Nous avons été accostés par un Grec très-bien vêtu, qui se disait prince, puis il nous a tendu la main. Nous lui avons donné une pièce de 5 francs et il s'en est allé fort content. L'odeur de la terre parvient jusqu'à notre bord et nous la respirons en vrais

« Le bruit court ici que le couronnement du roi Othon est remis à la fin d'août. Les nouveaux gens d'armes, dont j'ai vu un échantillon dans les rues de Syra, ont une singulière figure. Je crois que c'est l'uniforme bavarois, pourtant ce sont les couleurs grecques, blanc et bleu. Ils ont une petite casquette d'étudiants allemands.

7m RÉCIT D'UNE SŒUR.

m\ petit habit bleu, galons blancs, boutons de métal blanc : cela contraste affreusement avec le joli costume grr 'c* Vous voyez que je n'ai rien à dire, je suis ennuyeux îi ptirir. J'entends les matelots travailler sur le pont. Die a veuille que ce soit le signal du départ, que demain nous ayons dépassé Tino et Myconi et qu'après-demain nous soyons à Smyrne. »

JOURNAL d'aLEXANDRINE.

• ft Le même jour. — Aujourd'hui lisant dans les Confessions de saint Augustin sa conversion opérée par ces mots : c( Prenez et lisez » qu'il crut entendre et qui lui firent ouvrir les Épîtres de saint Paul, je voulus faire de munie, et, après une petite prière, j'ouvris à ce passage (Hc'br,, X, 35) : « N'abandonnez pas votre confiance qui doit avoir une si grande récompense. » Cela me frappa et je le dis toute joyeuse à Albert. »

JOURNAL D'ALBERT

(ï Dimanche 24 mai, à 6 heures du matin. — Nous sommes partis de Syra. Le vent n'a pas cessé de nous coiUrarier. Nous avons louvoyé toute la journée entre Lïélos et Tino. Nous nous sommes assez rapprochés de \iU^ de Tino pour distinguer la ville, qui, de la mer, a la plus ravissante apparence. Une magnifique église d'un siylc gothique et mauresque frappe surtout les regards. Nous avons parfaitement pu la distinguer. Que ne som- ]iii irr-nous restés là au lieu de perdre notre temps dans cet itftVeux Syra! Après avoir croisé toute la journée devant Tino et Myconi, nous avons passé entre ces deux lies vers minuit.

RÉCIT D'ITNB SŒUR. 281

« Mercredi 27 mai. — A Smyrne enfin f Dieu merci. Arrivés à 4 h. 1/2. Juste seize grands jours et seize grandes nuits à bord.

I Smyrne.

« 27 mai 1835. — Plus nous approchions de la ville ce matin, plus j'étais enchanté. Un vent favorable, nous poussant avec rapidité, faisait passer devant nous ces rives si riches de végétation. Nous avons promptement dépassé le château fort avec ses murailles blanches. Un Turc s'est approché de nous dans un caïque et nous a demandé si nous venions d'Alexandrie, dont les provenances sont repoussées à cause des ravages qu'y fait la peste. Bientôt nous avons distingué Smyrne, la haute citadelle du mont Pagus, les minarets de la ville, les cyprès des cimetières auprès desquels se trouve la ville des Mahométans. Un grand nombre de bâtiments étaient dans le port; deux bricks de guerre français, une corvette anglaise et un petit schooner autrichien embellissaient encore l'aspect du port. Tous les consuls habitent la ville basse, et leurs différents pavillons, ainsi que les divers minarets qu'on aperçoit, rompent la monotonie qui existe d'ailleurs dans les maisons de Smyrne. La ville est divisée en deux grandes parties, la ville haute et la ville basse; la première est habitée par les Turcs et par les Juifs, la seconde par les Grecs, les Arméniens et les Francs. Notre auberge est sur le bord de la mer, et notre bâtiment est venu mouiller à cinquante pas du port. Les auberges à Smyrne sont loin d'être bonnes, et nous avons été fort heureux de nous trouver où nous sommes. Jugez de notre surprise, lorsqu'en regardant nos chambres, j'aperçois, dans un petit salon objet de notre convoitise, M. de ***, que je ne reconnais pas d'abord, mais qui, ayant entendu mon nom, se fait annoncer. Il venait

m RÉCIT D'UNE SŒUR.

d'arrivet* d'Alep et se rendait à Constantinople. Il nous force aussitôt de prendre le salon dont il s'était emparé à fort bon droit. J'ai quelques scrupules à lui enlever ainsi la meilleure chambre, fatigué comme il Test. Mais enfin j'accepte, en mettant pour condition qu'il partagera ce salon avec nous.

« âS mai, jour de FAscension. — Nous avons été, Alexandrine et moi, à l'église catholique. J'ai éprouvé une sensation d'amour de la patrie en y entrant. Dans ce pays, oii Ton a le spectacle de tant de divisions sur le point qui devrait unir le plus étroitement les hommes, on a besoin de se reposer parmi des frères. »

JOURNAL D'ALEXANDRINE

« 28 mai, — Nous avons été dans la rue des Roses, et nous y avons vu, assises devant leur porte ou sur leurs balcons, une foule de femmes vraiment charmantes. Elles laissent leur visage à découvert et montrent leurs traits fins, réguliers et doux. Elles sont délicieusement coiffées de leurs bonnets grecs (sactikos) entourés d'une belle tresse de cheveux, des fleurs d'un côté et de l'autre souvent un long gland bleu. Après le dîner nous avons fait une promenade sur mer en caïque et joui de la beauté du soleil couchant. M. de *** m'amuse. Je le trouve drôle. Il me fait des compliments, c'est peut-être cela qui m'amuse, et aussi de m'entendre appeler « Madame » et « Madame de la Ferronnays^ » ce qui m'est loti peu arrivé, quoique je sois mariée depuis plus d'un an<

Vendredi 29 mai. — Lu avec Albert les Confessions de mini Augustin et avec admiration; puis visite de M* V».*, notre banquier et consul de Hollande, puis en

caïque à Bournabat, promenade élégante de Smyrne, vue charmante. Visite ensuite à la belle campagne de M. Tricon, médecin français, que nous avons dérangé dans sa sieste et qui ne nous a pas moins bien reçus, offert du café, et donné, à moi, des fleurs charmantes.

« Dimanche 31 mai. — Albert et moi à l'église catholique autrichienne. J'y lus l'épître de saint Jean où Smyrne est nommée. Vu l'extérieur du palais (sérail) du pacha et la caserne; aperçu un cimetière turc; vu le bazar des esclaves, où se trouvaient quelques femmes noires attendant l'heure d'être vendues, couvertes de haillons, mais avec des petits pieds charmants. Cela m'a serré le cœur, de voir un spectacle aussi dégradant. Il y avait là une charmante jeune juive qui les regardait avec des cheveux flottants et ondes. En tout, il y a ici de bien jolies figures de femmes. Beaucoup d'entre elles portent un énorme turban en gaze qui contraste fort singulièrement avec leurs robes de toile.

« Lundi l^'juin. A bord du Marie-Dorothée, — J'ai été ravie ce matin de penser que nous allions partir, d'autant mieux que M. V..., qui est venu nous voir, nous a dit qu'un homme venait d'être attaqué de la peste en ouvrant une malle qui par hasard ne l'avait pas été à Syra, où il avait fait quarantaine en venant d'Alexandrie. Ceci a redoublé mon désir de quitter Smyrne. Nous sommes partis à deux heures et demie par une chaleur atroce. Notre équipage du New-Fame nous a fait un nombre infini de signes d'adieu.

ce Mardi 2 juin. — Ce matin, je me suis fait réveiller pour voir la plaine de Troie et l'île de Ténédos. J'ai regardé avec intérêt ces lieux consacrés par une si antique célébrité. Nous avons voyagé toute la journée entre l'Europe et l'Asie. A onze heures et demie, nous nous sommes arrêtés devant Gallipoli pour prendre quelques

2St EÉCIT D'UNE SŒUR.

passagers. Nous en avions déjà pris aux Dardanelles. Il y avait des femmes. Je me suis amusée à causer avec elles par inter-prète II y avait une charmante petite fille, nièce d'un marchand d'esclaves, qui m'a trouvée jolie et m'a estimée assez cher- Ce marchand a parlé d'une femme qa'il venait de vendre et qui n'avait pas, disaitil, autant de grâce que moi. Il est gai et bavard, ce Turc, ce que les autres ne sont pas. Leur tranquillité et leur immobilité à bord est étonnante. On dit qu'ils ont peur sor mer, mais ils ne le témoignent jamais. Hier, au coucher du soleil, je les ai vus prier gravement et longtemps, après avoir étendu leurs tapis et ôté leurs babouches.

« Nous avons aussi un prêtre grec revêtu de son costume patriarcal; du reste, un mélange de Juifs, Arméniens, Turcs, nt'grf^s, Grecs, Abyssiniens, Anglais, Italiens, Français, Russes, voilà ce que nous sommes à bord. J'ai vu avec plaisir que je n'avais pas aussi peur de la pesti:: que je me l'imuginais; car, sans y penser le moins du monde, je me suis approchée de ces femmes, j'ai prêté ma lorgnette li Tune d'elles, ainsi qu'au marchand d'esclaves jusqu'à ce que l'Abyssinien qui accompagne M. de "' soit venu lui dire de ne pas toucher ces gens puisqu'ils venaient du bain. J'ai été plus prudente après cela*

« La plupart des femmes turques que j'ai vues jusqu'à présent sont couvertes d'un voile à peu près comme des religieuses. Seulement, ce voile (blanc) cache encore plus /eui' visages et est recouvert d'une espèce de mante noire. Il y en a quelques-unes sur ce bateau qui viennent de la Mecque. Leur niante noire est en soie et ressemble à celle des Italiennes, et elles se cachent tellement le visage qu*une bande bkmcbri leur couvre le nez aussi bien que la beuche. Ce soir, j'ai vu qu'elles se débarras-

RECIT D'UNE SŒUR, Î8â

saient un instant de tous ces voiles pour prfindre un peu d'air.

« Parmi ces Turcs, il y a la plus belle figmo d'homme que j'aie jamais vue. En général, les Turcs sont beaux et les Grecs aussi.

« Gonstantinople, 3 juin. — Nous arrivons, mais à la pointe du jour, trop tôt pour pouvoir reœvoir une impression décisive. Nous pouvons cependant discerner les Sept-Tours, les faubourgs, la pointe du si^ail qui est le commencement du Bosphore, la casernr do Scutari en face (en Asie). Nous avons pu juger qm \^ soleil, en éclairant ce spectacle, doit le rendre magtiiii([iio. Nous voyons Sainte-Sophie, la mosquée du sa l Lan Achniet. Nous entrons dans le port, et nous jetons Tancre ?t quatre heures et demie. »

ALBERT A MA MÈRR.

c Constantiuoplc, 3 jiim tSSO..

a Nous sommes arrivés ce matin bien porrants et enchantés, ravis de notre voyage, ayant navigué depuis Smyrne sur le meilleur bateau à vapeur oCt je me sois trouvé de ma vie. Les Dardanelles ont surpassa mon attente; rien ne peut se comparer à ces rives ravissantes : à gauche, celles d'Europe, et à droite celles d'Asie. Nous étions de plus entourés des costumes les plus pittoresques, grecs, turcs, arabes; enfin l'aspect do rOi'iontnous environnait de toutes parts. Malheureusement le bateau avançait si terriblement vite que le grand jouï- a manqué à notre première impression de la vuedeCouslantlnuple. Mais enfin, plus tard, le soleil nous a moulré les merveilles du Bosphore. Cela est, ma foi, beau, admirablement beau, et ne pouvant pas plus être comparé à

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Naples que deux choses qui ne se ressemblent pas du tout. L'aspect de Naples est ravissant, celui-ci est magnitique.

a Remercions bien le ciel de nous avoir accordé un si heureuK voyage. Nous avons trouvé icr une lettre de ma belle-mère, du 25, bien inquiète de notre voyage. Gomme le bateau est parti il y a quatre jours, nous n'avons pas pu lui écrire, et elle n'aura de nos nouvelles qu'e^ nous voyant arriver.

« Adieu, ma mère mille fois chérie, votre Alexandrine vous embrasse de toutes ses forces... Quand nous reverrons-^iiousî *

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