‹ Récit d'une soeur: souvenirs de familleChapitre 29 sur 53 · ALEXANDRINE (DANS LA MÊME LETTRE · texte numérisé non relu

ALEXANDRINE (DANS LA MÊME LETTRE

« Il m'a laissé, en effet, bien peu de place. J'ajouterai que ces quatre individus dont il parle sont tous des Français : ce qui confirme la remarque de Pauline, que

j*ai le don de leur plaire plus qu'à d'autres. Que devioi^* dra la France quand j'y résiderai ! J'ai trop de choses ïi vous conter, aussi je ne vous dirai rien; d'ailleurs, plus de place ! Donnez-nous toujours de vos nouvelles. Vous êtes notre ami, notre frère. En Asie, comme en Europe, je vous ai toujours nommé dans mes pauvres prières, et j'espère que Dieu vous rendra heureux et nous réunira tous, tous! Ici, en quarantaine, un livre de Swedcnboï-g nous est tombé sous la main, il nous a fort étonnes et intéressés. Que pensez-vous de cet homme? Quclîi^ vie singulière! toujours en conversation avec les esprilSi dont il parle comme nous d'autres hommes. Et tout ee qu'il conte des anges!... Il paraît que sa vie a éié Uèsvertueuse et paisible. Mais je suis sûre, malgré enlii, que vous Tanathématisez de la belle façon; — ou jieiuêtre, par esprit de contradiction et parce que je croîs cela, allez- vous l'excuser !

c( Je ne vous parle pas du bonheur céleste que j ai nu à revoir ma mère. Dieu merci! je l'ai trouvée inieiiK que je ne l'espérais. Dieu merci ! aussi, mon Albert va bien. Notre bon ami, venez passer l'hiver avec nous I Qu'avez-vous de mieux à faire?»

JOURNAL D'ALEXANDRINE

« Lundi 29 juin. — Enfih, aujourd'hui, j'ai pu me jeter dans les bras de ma mère. Gela a été comme tm second revoir et un second délicieux moment. Et mn bonne Catiche, et le prince aussi ! Quel bon jour î ArE^ivée à l'hôtel de Richelieu, j'ai revu avec tant de yïw. tous les objets qui me rappellent la présence de maiu an» Puis, la bonne Krûger est venue m'embrasser, et deux autres petites suivantes (et esclaves) de maman sào sont approchées pour me voir et faire connaissance.

Zùù

« Dîné tous ensemble. Tout me paraissait si singulii^r el si agréable! La bonne GLitiche a fait le thé. Je me rejette dans la paresse et je laisse tout le monde tout faire pour moi.

rr Jeudi â juillet. — A sept heures quille Odessa; Albert, Putbus, maman et moi, accompagnés de Kriiger et de Cléophile* : le prince était parti hier.

a Terrible chaleur. Steppes, véritable désert sans arbre, sans moissons, sans habitants»,,

« Nicolaieff, olI nousï avons couché^ est cependant bien situé. Les églises sont toujours soignées, même dans les plus vilains petits villages, et leur architecture est gracieuse et rappelle celle des mosquées. »

ALBEHT A MA MERE, EUGÉNiE ET MOI,

< Vite, vite, un mot à la hdte pour vous dire que nous sommes arrivés ce soir dans ce ravissant Korscn, mais je suis tellement suffoqué d'admiration que je ne pourrai point vous le décrire. Position charmante, chftteau magnifique, comble de conforts de toute nature. Appartement pour Alc\ et pour moi, tel que je n'en désirerais pas d'autre pour le reste de ma vie. La chambre d'Alex ravissaïite- Notre salon un vrai bijou. Ma chambre charmante, et ornée d'une vaste toilette d'argent L'appartement de ma belle-mùre, comme je n'en ai jamais vu de semblable, ainsi que celui du prince. Les salons et une grande salle de hA remplie de copies des plus belles statues des galeries d'Italie; tout cela estmagnifique^ et j'oublie encore T orangerie qu'il faut traverser pour venir chez nous î Le château est sur un rocher, entouré

t, F<! m lue de chambre d'Alex andrîue*

de cascades, et au delà on voit des barques pavoisées. Enfin tout est très-bien, tout est au mieux, voire n^^me nos santés qui sont incomparables, à la fatigue près. Que je voudrais vous tenir ici, ne fût-ce que pour une seule journée. Quand recevrons-nous de vos nouvelles? J'en ai soif. Que faites-vous? Que se décide-t-il^ Où allez-vous cet hiver? Pas de nouvelles de voue>, et de* puis si longtemps nous sommes partis t

« Vous ne sauriez vous imaginer, ma bonne mèie, la bonté de ma belle-mère. Je serais son propre fils, qu elle n'aurait pas pour moi de. plus tendres petits soins, et le bon prince ne sait qu'inventer pour nous témoigner sa sollicitude. Ils me chargent tous deux de les rappeler à votre souvenir, et ma belle-mère vous demande de ne pas être inquiète des soins qu'on me donnera, car elle m'aime comme un fils, et cela, je vous l'écris aussi dti ma part, ma mère chérie : il est impossible d'être meilleure. Ah! que ne pouvons-nous vous tenir! Quelle bonne vie de château nous mènerions! A propos de vie dit ehateau, mandez-nous si mon bon père a loué ou aclu>t('i une maison de campagne. Embrassez bien mes somvs chéries, et vous, ma bonne mère, je vous embiassse de toute mon âme. »

(d'alexandrine dans la même lettre) :

« Nous voici donc. Dieu merci, arrivés ici, oii tout a surpassé notre attente. C'est d'un riant! d'un toïiloitt d'une élégance! Figurez-vous, mes sœurs, ma ch imbre toute rose : lit, rideaux, stores, tout cela en soit? rose; un charmant paravent qui entoure le lit en soie de la même couleur, ainsi que les meubles en velours. Dans le satonoù je suis en ce moment, se trouvent deux belles statues en marbre blanc. Toute la chambre est tendue

et meublée en soie rouge, et, de la délicieuse table sur laquelb je vous écris, j'aperçois par toutes les fenêtres une vue charmante. Des parterres, des fleurs entourent le château de tous côtés. Enfin il est impossible de vous décrire tout cela ce soir; ceci est seulement pour vous en donner une idée et vous faire jouir avec nous. Ce qui vaut mieux que tout, c'est que. Dieu merci! notre Albert a supporté admirablement la fatigue. J'en suis tout étonnée, et je suis convaincue maintenant que le voyage, soit par mer, soit autrement, lui est salutaire.

t J*ai besoin de repos et il faut absolument que je fasse de longues ablutions avant d'aller me mettre dans mon délicieux lit. Bonsoir donc.

« J'espère qu'à vous autres les joies ne vous manquent pas non plus. Dieu veuille que tout s'arrange pour le bonheur de tousl Je pense à vous sans cesse, mez bonnes sœurs, malgré mes distractions sans nombre. Ma bonne mère, je vous écrirai bientôt et mieux. Je prie Dieu de vous bénir tous. »

Pendant environ quinze jours, rien ne troubla Tagrémenl et le repos du séjour de Korsen. Alexandrine jouissait avec transport du bonheur d'être réunie à sa mère dans ce beau lieu. Albert était mieux qu'il n'avait été depuis longtemps et pouvait tout partager avec elle. Ils étaient satisfaits du succès de leur grand voyage et ils en projetaient d'autres; enfin, ces jours furent au nombre des plus heureux de leur courte union. Mais ils furent bien rapides, car, le 14 juillet, un léger crachement de sang vint obliger Albert à reprendre sa vie de privations ot de soins, et fut le premier avertissement

de tristesses plus grandes qui se préparaient. Alezandrine, vers ce temps-là, raconte que, «écrivant un soir, seule et très-tard dans son joli salon, elle fut asse^ effrayée par une chauve-souris qui traveri>a h chambre où elle était, entra dans sa chambre à coucliof et alla se placer sur le haut de son lit, où elle se mit h crier, ce qui lui causa une terreur sinistre. Ne voulant réveiller personne, elle eut beaucoup de peine à se débarrasser de cet hôte de mauvais augure, et il lui resta, malgré elle» de cette circonstance, une impression pénible et superstitieuse.»

Peu de jours après, Albert reçut de ma mère une lettre qui lui causa une vive satisfaction en lui apprenant Tacquisition que venait de faire mon père du ehïïteau de Boury. Cette nouvelle le comblait de joie, car elle réalisait son vœu si ardent d'avoir un domicile, im lieu de réunion avec les siens en France. « Il avait vi, chanté, et avait été toute cette matinée, dit Alexandrine, d*uiie gaieté folle. » Elle fut donc étonnée, le soir, de reniîy>quer qu'il était devenu tout d'un coup très-grave. Qoand elle se retrouva avec lui dans sa chambre, il Un dit qu'il se sentait moins bien et qu'il croyait qu'il allait avoir un nouveau crachement de sang (il ne voulut pas lui dire qu'il avait déjà commencé). Il se promena une partie de cette nuit dans une sorte d'agi talion nerveuse qu'il ne pouvait maîtriser. Enfin, à la prière de sa femme, il se coucha et parut beaucoup plus calme pendant plusieurs heures. Mais le lendemain ^ daus l'après-midi, le 'crachement de sang recommença plus fort; on le saigna à l'instant, et le médecin crut que, pour cette fois, le danger était passé. Vers le soir, Alexandrine était allée se déshabiller dans sa chambre, elle avait laissé Albert dormant; mais en retournant près de lui peu d'instants après, doucement, le cioyant tou-

jours endormi, elle Tentcndit tousser. Elle s'avance alors plus vile, et arrive h temps pour le soutenir au milieu d'un nouveau crachement de sang tellement plus violent que les autres, que, glacée d'épouvante, elle se demandait s'il allait mourir entre ses bras, faute de secours, et n'osait cependant le quitter pour aller en chercher. Un instant elle s'échappe pour aller jusqu'à la porte et crier : « Julien! Cléophile! » Albert l'entend et lui dit k haute voix de ne pas faire de bruit. Alexandrine comprend qu'il y a un danger mortel pour lui à parler en ce moment et revient à la hâte. Cet horrible crachement de sang continuant cependant et personne ne venant, elle se précipite une seconde fois hors de la chambre tout éperdue; elle parvient ainsi au bout de l'orangerie où elle rencontre enfin Cléophile, à laquelle elle crie : « De la glace! un médecin! » puis revient en courant auprès d'Albert, où elle est bientôt entourée de tout le monde. De la glace et une nouvelle saignée arrêtèrent en effet cette effrayante hémorragie; mais, pendant trois jours, le médecin déclara qu'il ne pouvait répondre de sa vie et ordonna l'immobilité et le silence le plus complet, a Un de ces jours, dit Alexandrine, j'étais levée de grand matin, je venais de chez lui, je rentrais dans ma chambre dans un état de silencieuse angoisse sur l'avenir qui m'attendait, je n'osais l'envisager; je regardai autour de moi, et ma jolie chambre ne me parut plus rose; je me mis à la fenêtre et la couleur du matin ne me sembla plus riante. Il me vint subitement l'idée d'entr'ouvrir l'Évangile et d'y chercher quel serait mon sort. J'ouvre mon Nouveau Testament et je lis : « Honore ks veuves qui sont véritablement veuves^ (saint Paul). Je crus avoir vu un fantôme et je poussai presque un cri. Jamais encore ma pensée n'avait formulé cet horrible mot : veuvel »

Albert allait beaucoup mieux cependant, et un peu de sécurité renaissait, lorsque, le 13 août, Catiche dit à Alexandrine qu'elle croyait encore avoir vu du sang dans le bassin d'argent placé à côté de lui, mais qu'elle pensait que ce n'était peut-être que le jus des fruits qu'il avait mangés pour toute nourriture depuis le matin. Alexandrine savait qu'un renouvellement si prompt de ce crachement de sang était la mort pour lui : l'excès de son inquiétude et de sa tendresse lui fit faire alors une action étrange, qui paraîtra peut-être choquante et même repoussante à quelques-uns, mais que je ne puis omettre, car elle peint un dévouement et un oubli de soi, plus grand peut-être que celui qui fait sucer une plaie empoisonnée pour sauver la vie d'un blessé. Elle prit le bassin dès qu'elle fut seule et l'approcha de ses lèvres afin de s'assurer que ce n'était pas le sang d'Albert, et que la fatale veine ne s'était pas rouverte!

Encore un mois de soins, de précautions, de remèdes, un mieux décidé enfin, et peu à peu la vie reprise à peu près comme auparavant : c'est ainsi que se passa la fin de ce séjour troublé, mais doux encore, de Korsen.

A peine remis, le charme et la gaieté du caractère d'Albert reparaissaient à l'instant. Il s'oubliait si facilement lui-même, que c'est à peine si on trouve dans ses lettres et son journal la moindre trace du danger qu'il venait de courir; sa tendresse pour les siens et sa gaieté y paraissent seules. Ce fut l'un de ces jours où il était encore malade qu'il écrivit ceci dans son journal :

« Dans la nuit du 15 au 16 août j'ai rêvé que mon bien-aimé frère Charles s'était battu en duel, avait tiré le premier et de loin, et avait été tué par son adversaire qui s'était avancé à quatre pas et ne l'avait pas manqué! Heureusement aue cet adversaire était G..., tué lui-

même, le pauvre malheureux, en duel, il y a plus de trois niois^ Mais néanmoins je serai bien aise quand je reccviai une lettre de France datée du 16 août 1835. »

Peu après il écrivit à Eugénie, et, après lui avoir parlé un iiiiitant sérieusement et de lui et d'elle-même, il continua sur un autre ton :

f( Uuant à Télégance, je me fie a toi et je suis sûr que tu as celle que tu sais, celle que j'aime, ce bon goût cosmopolite qui n'est d'aucun pays et qui est de tous : lin cachet étranger, qui n'est ni anglais, ni allemand, ni italien, ni français, ni espagnol, mais de tout un peu, de rien en entier; une tournure à part, une mise à part, un parfum à part : tu me comprends, n'est-ce pas? Enfin, mes sœurs, ne devenez ni Anglaises, ni Françaises, cela vous gâterait. Ici, je suis à la source de l'élégance cosmopolite; ma belle-mère en a le cachet et je sais que ce qui plaît tant dans Alex, c'est encore cela en grande partie. Adieu, chère, chère amie. C'est maintenant à Pise qu'il faut adresser vos lettres, car nous allons bientôt nous acheminer vers l'Italie en faisant encore un délicieux voyage. Donne-moi des nouvelles de Charles, car j'ai fait sur lui un stupide rêve qui me tracasse; embmsse-le pour moi, ainsi que ma bonne Emma et \HVed.,. Qu'il me tarde de vous revoir et de vous embrasstn' tous ! »

Lu pçaieté d'Albert, on le voit, semblait revenue; mais, pour Alexandrine, il en fut autrement. Jusque-là, malgré rinquiétude sourde qui, depuis son mariage, avait plus ou moins troublé son bonheur, jamais sa confiance dans Tavenir n'avait été ébranlée. Elle se disait toujours

J . Le tnôme qui avait voulu se battre avec Albert le jour du fliSjeuner do Pompéia. en 1832,

qu'Albert guérirait entièrement un jour et que toutes les privations qu'il s'imposait lui assureraient de longues années de santé et de bonheur. Mais, après cet accident de Korsen, quoiqu'elle eût encore gardé de l'espérance, elle ne recouvra jamais sa sécurité. Pour la première fois, l'avenir qui l'attendait s'était offert à sa pensée, et, quoiqu'elle en détournât les yeux le plus possible, elle ne fut plus la même après ce jour et perdit presque sans retour la gaieté enfantine qu'elle avait conservée jusqu'alors. On verra, par la lettre suivante, quelle mélancolie commence à s'emparer d'elle, en dépit de toutes les illusions qu'elle se faisait encore.

ALEXANDRINE A PAULINE

« Korsen, 26 août 1S35.

t Ma chère Pauline, j'ai envie de t'écrire une longue lettre pour me débarrasser un peu le cœur. Il est si plein qu'il déborde, et mes nerfs sont malades, je l'en préviens d'avance. Oh! je pourrais verser des larmes amères lorsque je pense qu'Albert est malade ! lorsque je pense à tout ce qu'il a souffert...

« J'ai laissé là cette lettre, parce que je n'en pouvais plus de fatigue. Me voici un peu calmée et un peu moins triste, parce que, grâce au ciel! Albert va mieux, et (ce que nous trouvons un bien bon signe) il est peu éprouvé et peu changé depuis ce dernier accident, sur lequel je ne veux plus revenir, tant ce souvenir m'effraye encore ! Ah I Pauline, je suis un peu remise, mais cependant, quelle vie d'inquiétude je mène, et combien de terreurs viennent me tourmenter! Lorsque je mets les choses au mieux, je pense quelquefois que, lorsqu'il aura atteint ce bienheureux âge de trente ans que je désire avec tant

d'impatience — puisqu'on n'ose pas me faire espérer sa guérison plus tôt — je pense qu'alors il sera beau, fort, brillant, plein de jeunesse et de vie, jouissant à chaque minute de sa santé revenue; et que moi je serai vieille, plus vieille encore par les inquiétudes que par les années, et ma santé détruite par tout ce que j'aurai craint pour lui î Mais cela, c'est le mieux, et je voudrais bien en être déjà à cette sensation douloureuse de ne pas être assez jeune et assez jolie pour lui !.. . Enfin, que tout soit conmie Dieu le veut!

« Voilà des idées douloureuses que j'ai versées de mon cœur dans le tien; cela fait du bien de se plaindre, mais que Dieu m'empêche de murmurer! Je reconnais n'être'' pas assez patiente, mais j'espère que ce n'est pas de l'envie, lorsque, par exemple, je compare ton sort au mien. Ton mari est celui de ton choix comme le mien, mais tu n'as pas eu, jusqu'à ce jour, un seul instant d'inquiétude pour lui. Votre religion est la même, et pour que cela fût, vous n'avez eu à supporter qu'un nuage passager : vous n'avez pas eu de cœur à déchirer. Ma Pauline, sens bien ton bonheur, et avec ton peu d'espérance, ne te crée pas de chagrins imaginaires! Pardonne ce sermon à ta pauvre vieille sœur. Cependant je puis bien assurer que je rie voudrais changer mon sort contre celui de personne au monde, et c'est là ce qui fait que je ne crains pas de dire tout ceci.

t Tu juges de l'effet qu'ont dû me taire ces paroles de la lettre : « Ceci est le dédommagement de toutes les tristesses de l'année dernière. Qui nous eût dit, lorsque tu étais si inquiète à S. Aniello, que cette année serait remplie par un beau et brillant voyage? » Pauline! tu croyais, tu écrivais cela, et, malgré ce beau voyage, malgré ce bonheur de revoir ma mère, je suis plus triste cette année qu'à S. Aniello, non pas qu'Albert soit pire

RÉCIT D'UNE SŒURc 309

(Dieu merci, il est même positivement mieux), mais je sais maintenant quel est le danger, et je Tignorais alors. »

Cette lettre fut écrite dans les derniers jours de leur séjour à Korsen. Il était important pour eux de ne point s'y laisser surprendre par Tarrière-saison, et, le 1«^ septembre 1835, ils commencèrent leur long voyagea

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