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' SacfjHcbovics ou sdapic^MiUe^. Espèce de serpoiU d'«^glise , sorte du tronipeUe. Rooubfort, Glossaire de la langue romane,
* Mannscril déjà cit*-.
' 11 y avait neuf patrons ou prévôts d'églises collégiales, mais
chacun de ces patrons récitait des stances latines où il racontait les souffrances qu'il avait endurées pour la foi catholique, exhortant Son Altesse à
tout sii])portri' aussi pour la même cause, si roccasion s'en présentait.
Sur le second, six jeunes garçons, bien lestes et en beUe ordonnance, ayant à la main des épées nues, dansaient à la grecque fortjoUment et à la cadence des rioIofiSj et con/innèreiif hou e.space de temps, dirersifiant leurs postures : ils entonnèrent alors un cliœur, chang'eant de place et de marche, selon que l'exigeait le rhythme des vers qu'ils chantaient, avec la reprise suivante :
0 noblesse esjouy-toy Voy ce fleuron de Bavière, Qui te servira de roy Et de Iniillante lumière ^
Le troisième théâtre n'était pas le moins intéressant à voir. Sur le devant de la scène étaient Apollon, Minerve et Yulcain, entourés de trt^ntedeux jeunes gens figurant les trente-deux bons métiers de la cité, chacun habillé d'après la profession qu'il était censé exercer et portant les armoiries du métier qu'il représentait. Quand le prince parut, Apollon, Minerve et Vulcain engagèrent tous ces jeunes gens à lui prouver leur
sept seulement dans la cité ; les deux autres étaient le prévdt de Notre-Dame à Huy et celui de Saint-?euillien à Fosse. > ifantMcrlf déjà cité.
contentement, et ceux-ci, choisis parmi les meilleurs musiciens de la ville, commencèrent à chanter :
Tire» vive Ferdinand!
Vive le nom très-grand !
Des Liégeois le bonbeur, De I*Einpire Thonneur ; Ânx trente-deux bons métiers soit le très^bien venu!
La mesure était fhippée sur une enclume par Vulcaln qui forgeait en même temps les armes de
Son Altesse et celles de la cité, ce qui donnoit bonne grâce à la fimsique et estoit chose ircs-agréable a la vue et très- mélodieuse à roreiUe, dit un témoin oculaire de ces fêtes brillantes ^
Enfin, sur le quatrième et dernier théâtre, construit presque en face de la Violette, était Orphée, jouant de la lyre et attirant à lui" les animaux sauvages^ les satyres, les bois et les montag'nes, le toué fort proprement accommodé ^.
On y voyait les bois et les montagnes, artistement figurés, sauter en mesure et des petits garçons habillés en satyres, danser, rentrer dans les cavernes, en sortir à diverses reprises, le tout avec taut d'adresse, continue notre auteur, que (fêtait merveille à voir. Mais, ce qui mit le comble à ^enthousiasme général, ce fut quand ces montagnes, ces bois, ces satyres, se confondant tout à coup, s'agencèrent
* Mamtcrit ûéjh cité.
en si bon ordre qu'ils représentaient exactement le nom de ï'erdinand, surmonté des armoiries de la dié, du noble perron de Liège.
Tj'évêque s'arrêta quelque temps devant chacun de ces théâtres, paraissant s'amuser beaucoup à ce divertissement, puis il s'avança jusqu'aux degrés de Saint-Lambert, où il descendit de cheval. La belle monture du prince fut aussitôt livrée aux serviteurs du chantre de la cathédrale, à qui, d'après un usa8:e immémorial, elle appartenait alors de droit * .
Au-dessus des degrés, étaient rangés le prévôt, le grand doyen, les archidiacres et les chanoines de la cathédrale, ceux de Saint-Materne et de la Petite-Table, et les chapelains qui attendaient avec la croix *. Après les salutations et les compliments ordinaires, le grand maïeur avertit Son Altesse qu'elle devait se rendre au siège de la haute justice scabinale pour y prêter le serment requis.
On avait, à côté des degrés, pratiqué différentes galeries ornées de tentures; dans Tune d'elles se trouvaient les échevins ; Perdinand y entra, suivi
seulement du duc de Lorraine, du comte de Hohenzollem et des seigneurs de Bocholt et de \\ aroux.
» Manuscrit de l'université de Liège.
■ « Les chanoines de Saint-Malerne et ceux de Saint-Gilles, ou de la Petite-Table , étaient deux collèges établis dans l'église caUiédrale de Saint-Umbert, le premier de onze cbanoines et le second de treize.
Le prince fut complimenté par le savant Oranus^ vice- chancelier « et, pour cette année, maïeur; puis, il entra dans une autre g'alerie où il se
débarrassa de ses vêtements séculiers, qui, selon la coutume , furent donnés aux cloîtriers de la cathédrale, excepté les bottes et les éperons, appartenant de droit aux huissiers de la justice scabinale **
Quand Tevêquo fut revêtu de ses habits pontificaux, il rentra dans la galerie des éclievins et y .prêta serment. Chacun de ces magistrats s'approcha ensuite et vint baiser la main du prince ; puis, celui-ci s^achemina vers l'église où il fut conduit par les seigneurs de la cathédrale et un grand nombre de nobles et de gentilshommes. A dater de ce moment, les bourgmestres reprirent leur rang; ils se placèrent chacun à côté du grand maïeur, en avant de Son Altesse.
Perdiiiand s'avançait entre le grand prévôt et le doyen, et suivi de messieurs de la haute justice, en corps. Lorsqu'il fut sous la tour de Téglise, il mit la main à un cordon de soie attaché à la grosse cloche, le tira, et la fit sonner en signe de possession et de son inauguration à réveché. Ensuite il . * fut conduit dans le chœur, où il demeura agenouillé pendant tout le temps que fut chanté le TeJDeum.
Ces cérémonies achevées, le prince se leva, et,
se tenant debout devant le maître- autel, il écouta
* Mamuieni â^à cité.
attentivement la lecture du formulaire que les seigneurs de la cathédrale faisaient jurer à chaque nouvel élu, et dont nous croyons devoir ici transcrire quelques articles :
« Votre Altesse jure de ne jamais résig*ner Tévêchc de Liège ni les droits qui lui appartiennent; Elle promet aussi d'être fidèle à TÈglise et à la patrie, et de n'aliéner aucun des biens de sa menée fykcqpale.
n Elle s'engage à défendre, contre tout venant, le pays et le clergé, ainsi que les droits de Sainte- Marie et de Saint-Lambert; à conserver les privilèges et les coutumes bonnes et louables ci-devant observées. A cet effet , elle résidera dans le diocèse, et prendra, avant un an, au plus tard, Tordre de prêtrise.
M Elle se rappellera qu'elle ne doit surcharger les suroéans d'aucunes tailles, subventions ou corvées, si ce n'est pour le soulagement de la corn- mune nécessité, et du consentement des trois états
du pays.
Il Son Altesse ne nommera aux emplois que des hommes nés ou nationés Liégeois, ayant leurs biens dans la principauté, et professant la foi catholique et romaine.
Il Elle n'entreprendra aucune guerre ou n'entrera dans aucune ligue sans le conseil et consentement des trois états.
» Enfin, elle jure surtout d'observer la paix de Fexhe, conclue l'an 1816, entre feu monseigneur
Adolphe de La Marck, évèque de Liége^ et les bourgeois de cette cité »
Après cette lecture, Ferdinand fut conduit à un riche fauteuil où il demeura quelques moments assis. Pendant ce temps^ le sire de Waroux jetait à poignées dans le chœur et dans la nef de Fégrlise, des pièces d'or et d'argent, frappées au coin de Son Altesse, présentant, d'un coté, Teffigie du prince, et, de Tautre, ces mots : Bavaria dux dvita* tem mum Leod. ingrediens, in popuhm miUeM
Enfin l'éyéque fut conduit au palais épiscopal. Avant rincendie qui en a consumé deux ailes et détruit la belle façade, ce palais ne le cédait en magniUcence à aucun des plus somptueux édifices de l^urope. Le prince et le duc de Lorraine entrèrent dans la première cour, d'une architecture si bizarre et si grandiose à la fois ; ils montèrent dans la grande galerie, où, s'étant placés à une fenêtre, ils virent défiler devant eux toutes les compagnies dans Fordre indiqué plus haut. Quand tout ce monde fut passé, comme il se faisait tard, les deux princes se retirèrent dans leurs appartements et ne tardèrent pas à se coucher; mais, de toute la nuit, la ville ne retentit que du bruit des décharges d'armes à feu, de cris et de chansons joyeuses, des
> Foy. le Seriment de Vivaque de Liige, Liège, Ch. Ouwen» 1689, iji-4« de six fenlllels.
* Manuecrii d^'i cité. — H. de Rbrissb fait mention de ce Jeton dans son UieuHre numitmatigue de laprindpaulé de iAége,
acclamations délirantes de la foule qui continuait
d'encombrer les rues.
Le lendemain, de bonne heure, messeig^neurs de la cathédrale, le grand maïeur, les bourgmestres et toute la noblesse allèrent trouver Son Altesse et le comte de Yaudemont^au palais; de là ils les conduisirent à la messe dans Téglise de Saint- Lambert; tout le clerg'ë de la cité et grand nombre d'abbés du diocèse étaient rangés dans la vaste nef où Ton avait dressé deux dais particuliers pour les gens de Son Altesse et ceux du prince de Lorraine.
La messe achevée, on fit une belle procession, à laquelle assistèrent une quantité innombrable de prêtres, et beaucoup de bourgeois honorables, de gentilshommes et d'oficiers, tenant en main des flambeaux. Le saint Sacrement était porté par
M. lesuffragant; ei pour honorer une action si pieuse j)ar quelque religieuse galanterie assortie à cette sainte cérémonie f on passa sur le marché^ où furent représentées de nouvelles histoires, comme la veille, mais toutes empruntées aux livres saints ^
Sur le premier théâtre, on voyait l'Agneau de Dieu entouré des vingt-quatre vieillards, figure tirée de l'Apocalypse.
Au second, apparaissaient les neuf chœurs des anges, chantant les louanges du Seigneur.
Sur le troisième, on apercevait la manne tombant au désert, et Moïse faisant jaillir l'eau du rocher.
I Mamnkiem d^i cité.
— sao —
Le quatrième représentait Abraham revenant de la guerre, et Melchisedech allant à sa rencontre pour lui offirir le pain et le vln^ tous deux suivis de leurs gens, le Und aecom^^agné éfune aeiim e» vm latins * .
Après que la procession fut rentrée dans le temple, révêque se rendit au grand chapitre de l'église cathédrale où s'étaient assemblés les membres des trois états du pays; là, il donna lecture des propa- 9ition9({\x\ devaient être discutées dans la prochaine journée; ensuite il se retira dans son palais *.
Il était près de deux heures, lorsque les bourgmestres, accompagnés des quatre conseillers, des greffiers, de tous les autres officiers de la commune, des maîtres des dix hommes et des ser* gents, s'avancèrent vers la demeure du prince. Ils étaient précédés de lifres, de tambourins et de trompettes, et suivis de varlets, portant la vaisselle d'argent que la cité allait offrir au nouvel évêque, et traînant après eux deux foudres de vin, six bœufs gras ayant les cornes dorées et soutenant les armoiries de Son Altesse, vingt-cinq moutons gras et trente muids d'orge portés par soixante hommes
Les bourgmestres et les officiers de la commune
' Manuscrit déjà CÎté.
• On entendait par journées, au pays de Liège, les sessions des trois états. Au commenceracnt de chaque session ou journée, on donnait lecture des yropusUions faites par le prince, et qui devaient être discutées pendant la réunion des états.
* MaiiU&cHL déjà cité.
ayant été introduits dans les appartements de
l'évêque, le grand greffier porta la parole et s'exprima en ces termes :
/' FfiJl^CE SJgRÉNISSIME,
w Les bonr^estres, jurés et conseil, et toute la
généralité de cette cité, ne viennent pas présenter à Votre Altesse chose qui soit leur, puisque dès longtemps auparavant, et particulièrement le jour d'hier, ils lui ont fait offirande de leurs cœurs, et, par ce moyen, transmis tout ce qui était à eux ; mais puisqu'ils lui doivent présenter choses toutes siennes, ils la supplient de vouloir prendre enbonne part cinquante-trois marcs de vaisselle d'argent, pour témoignage de leur candeur et sincérité ; deux foudres de vin Frensm», en signe de la joie et allégresse qu'ils ont de voir Votre Altesse, leur seigneur et prince ; six bœufs gras, en symbole de leur humble et douce servitude; vingt-cinq moutons gras, pour hiéroglyphes de la prompte obéissance qu'ils apporteront à ses commandements ; trente muids d'orge, pour féliciter et faire prospérer de leurs vœux l'inauguration et l'heureuse continuation, pendant longues années, de Yotre Altesse, au gouvernement et à Tadministra-tion de son évêché et principauté; bref, pour la supplier de les vouloir tenir pour jamais ses plus humbles, plus affectionnés et zélés serviteurs et vassaux «
> Noos donnons textuellement cette curieuse harangue qui se
Ferdinand remercia très-afféotueusement les
bourg-mestres, et vint jusqu'à la fenêtre de la galerie donnant sur la première cour, pour y voir les présents; ce spectacle parut lui causer grand plaisir.
La journée se termina par un splendide dîner,
auquel Son Altesse invita tous les hauts dignitaires de la principauté; il s'y trouvait plus de quatrevingts personnes; la table avait été dressée dans la galerie supérieure de la seconde cour du palais, du côté de Téglise cathédrale. Ce banquet se prolongea bien avant dans la nuit; le peuple assemblé au dehors continuait comme la veille de faire retentir Tair de ses acclamations, et les cris ; « Vive Ferdinand ! vive notre prince bien-aimé l « vinrent plus d'une fois frapper les oreilles des joyeux conviyes.
Ces fêtes brillantes durèrent encore un jour entier, car le lendemain, mardi, avait lieu le dîner offert au prince par la commune, dans la grande salle de la Violette.
Ce diner ne le cédait en rien à celui de la veille ; le prince manifesta plus d'une fois son contentement en buvant à la santé de ses bons et affectionnés sujets. Mais ce qui mérite surtout d'être décrit, c'est le banquet de mcre, présenté par les quatre compagnies sermentées de la cité, dans Tordre suivant < :
trouve dans le manuscrit de rmUrerBité que nous aroDS d^à plusieurs fois cité, s Cest encore à la narration originale dont nous tîons ftiit
La coiiipa^>'iiie des vieux arbalétriers, conduite par le lieutenant-capitaine^ entra d'abord dans la salle; des officiers et quelques compagnons portaient plusieurs pièces de sucrerie, hautes et relevées sur des piédestaux ornés de devises et de rubans.
D'abord ils placèrent, au milieu de la table, le perron entre Notre-Dame et saint Lambert, armoiries de leur compagnie, et sur les côtés, raigle impériale, entre deux hommes vêtus à la romaine ; les armoiries de Son Altesse, entre deux lions surmontés du chapeau ducal ; celles de Tarclitvèque de Cologrne, entre deux anges couverts du chapeau électoral ; les armoiries du duché de Westphalie, entre deux chevaux ailés, surmontées aussi du chapeau ducal ; enfin un jardin où L'on voyait des compagnons s'exercer au tir de l'arbalète; il était long de trois pieds et demi, et il s'y trouvait une maison entourée de dix à douze tireurs.
Venait ensuite la compagnie des vieux arquebusiers, conduits par leur capitaine. Ceux-ci offrirent le patron de la compagnie, un saint Christophe de haute taille, portant l'enfant Jésus sur les épaules ; le perron de Liège, entre un lion et une licorne surmontés du blason des deux bourgmestres ; les armoiries de Stavelot, entre deux loups ; au-dessus de l'écusson traversé par une épée, était une mitre
mention au commencement de ce récit que nous avons puisé les curieux détails qui suivent.
et une crosse; le blason du duché d'Eng-liercn, entre deux liommes armés de toutes pièces ; celui du duché de Bouillon, entre deux g'uerriers couverts d^ longues oottes d'armes. Us présentèrent aussi, comme les vieux arbalétriers, un jardin où l'on voyait des compagnons s'exercer au tir de Tarquebuse.
£nôn ils placèrent au milieu de la table, une nymphe de la gr(mdmiT éPune fUe juêgneê au nomàril, faite OH naUtrel le phê âmnemetU q^il ee peui dire; elle représentait Liég'e, la jUle imique de VÉglise rmnaine. Elle avait sur Teste mac un cœur en or, soutenu par l'aigle impériale, et aux deux côtés de ce cœur, les images de Notre-Dame et de saint Lambert, les patrons de la cité; au-dessus paraissait la Eoi tenant dans Tune de ses mains une croix et dans Tautre un calice d'or.
Lorsque les vieux arquebusiers eurent fini, ce fut le tour des jeunes arbalétriers; ils entrèrent aussi dans la salle et rangèrent, en bon ordre, leurs offrandes : d'abord, rimag*e de saint Georges, leur patron, frappant le dragon de sa lance; puis, les armoiries de Tevêché de Munster entre deux nymphes; celles du marquisat de Franchimont, entre deux sauvages, surmontées de la couronne de marquis j les armoiries du comté de Looz , entre deux griffons, et celles du comté de Logne, entre deux léopards; enfin, un paradis terrestre avec Adam et Eve, où il y avait une infinité d'animaux, et clôturé tout à Tentour par des piliers, pareillement de sucre.
Les jeunes arquebusiers, conduits par leur capitaine, se présentèrent les derniers; outre des sucreries représentant les armoiries de révèché de Uildesheim, des comtés de Home^ de Clermont, de Moha et de Dasbourg*, ils offrirent encore la chasse de saint Hubert, adorant à g-enoux Timage du Christ qui lui apparut entre le bois d^uu cerf; on voyait plusieurs bêtes sauvages poursuivies par des chasseurs, avec leurs limiers, des chiens courants et des lévriers; le tout entouré de quatre belles haies aussi en sucre.
Il y avait encore cent quarante-quatre plats d^entremets, composés de fruits de toutes les espèces, motdés en suere, au naturel, et le plus natve^ ment que se pourraît dire, comme melons, g-ros et petits artichauts, grenades, orangx's, citrons, pommes, poires, pêches, prunes, abricots, raisins, noisettes, etc., et d'animaux tels que éléphants, Thînocéros, tigres, lions, léopards, loups, renards, chameaux, sing'es, cyg"nes et une infinité d'autres
Le repas, comme on le voit, était splendide, et ceux qui étaient à Thôtel de ville, avaient grandement raison de manifester leur allégresse.
Mais ce n'était pas là seulement qu'il y avait fête ; la plupart des riches bourg-eois et des nobles seig'neurs avaient aussi réuni leurs amis chez eux ; partout on célébrait la venue du prince, partout on se livrait à la joie la plus vive. Ce ne fut que bien avant dans la nuit que le calme et la tranquillité
^ Manutcritûé^kcïié.
régnèrent de nouveau dans Liég'e. Le lendemain, le peuple reprit ses habitudes de travail, et le bruit du marteau retombant sur Fenclume, le roulement des lourds chariots qui traversaient les rues, les
cris des boutiquiers qui cherchaient à attirer les chalands, remplacèrent les pompes des trois jours précédents.
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