NOTICE. XXXIX
le texte sincère du meilleur manuscrit de la première famille, en le ramenant à l'orthographe de la langue de Reims, qui était celle de l'auteur. Les éditions précédentes n'avaient pu reproduire, d'après les manuscrits de la seconde famille, qu'un texte dont la forme et le fond étaient également altérés. Sans être certain d'avoir réussi à rétablir partout les formes de la langue de Reims au treizième siècle, j'espère du moins que je me suis rapproché du but auquel j'essayais d'atteindre. J'affirme surtout que j'ai toujours respecté scrupuleusement le fond, en sorte que si j'ai eu tort de contester l'autorité liistorique de ces récits, j'ai du moins le mérite de leur avoir rendu leur pureté originelle, et d'avoir ainsi posé une base solide sur laquelle la critique littéraire pourra désormais s'appuyer en toute confiance.