‹ Récits d'un ménestrel de Reims au treizième siècleChapitre 31 sur 175 · VI. — Comment les barons trahirent Gui de Lusignan · texte numérisé non relu

VI. — Comment les barons trahirent Gui de Lusignan

La trahison ourdie par tous les barons contre le rival qui venait, soi-disant , de leur être préféré, est une autre fiction, qui pouvait servir à expliquer la défaite des chrétiens à la bataille de Tibériade. Parmi les conjurés qui se vendent à Saladin(§ 33) figurent de nouveau le prétendu seigneur de Beirout et le patriarche de Jérusalem, qui était en réalité le plus zélé défenseur de cette reine, désignée toujours dans le récit comme la sœur et l'héritière immédiate d'Amauri P"" (§34). Suivent des conversations imaginaires, et si précises pourtant qu'elles sembleraient avoir été recueillies par un témoin (§ 35 à 41) . Après tous ces pourparlers, la trop célèbre bataille du 11 juillet 1187 se livre à la fausse date de la décollation de saint Jean-Baptiste (§ 40) ; Saladin d'abord

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vaincu (§ 43) somme le comte de Tripoli de tenir ses promesses (§44), et Gui de Lusignan, abandonné de tous les siens, tombe au pouvoir de l'ennemi (§ 45).

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