XIV. — La guerre continue entre les deux rois
Le comte de Sancerre, trop jeune encore pour porter les armes, n'était pas, à plus forte raison, le chef des troupes royales (§ 104). Philippe- Auguste, qui s'était emparé de Gisors avant même que Richard fût sorti de prison, n'a pas eu à en faire le siège en 1194 ou dans les années suivantes (104 à 108), pas plus qu'il ne s'est rendu maître de Niort (§ 107). Mais en 1198, il courut un grand danger près de Gisors, dans un combat où Alain de Rouci fut fait prisonnier ; cette partie du récit (§ 109 à 115) peut donc être considérée comme exacte, pourvu qu'on fasse abstraction des dialogues dont elle est entremêlée. Richard est accusé ailleurs comme ici (§ 117) d'avoir fait crever les yeux à des prisonniers; les historiens anglais prétendent qu'il le fit par voie de représailles, en imitant l'exemple que Philippe- Auguste lui avait donné : triste excuse que Guillaume le Breton allègue à son tour en faveur du roi de France pour le justifier d'avoir exercé la même rigueur.
SOMMAIRE CRITIQUE. Ij