LA PRISE DE TRÉBIZONDE) EN 1461, PAR LES SOLDATS DE MAHOMET II
Le 18 avril 1916 sera une grande et glorieuse date dans l'histoire de Trébizonde, cette belle ville de la mer Noire, longtemps capitale d'un empire grec florissant. Il y avait hier un peu pîus de quatre siècles et demi que Tétendard du croissant flottait sur les magnifiques remparts de cette vieille cité byzantine. J'espère de toute mon âme qu'il est cette fois descendu pour toujours. L'histoire de la chute de Trébizonde en 1461 et de sa prise par les armées de Mahomet II est bien curieuse. L'empire de Trébizonde avait été créé deux siècles et demi auparavant, au moment de la prise de Conslantinople par les croisés latins de 1204. Fondé à cette époque par un membre de la fameuse famille des Comnènes, il s'était maintenu difficilement depuis lors sous une longue suite de princes désignés chacun par le titre spécial de « Grand Comnène », luttant sans cesse
contre tant de sauvages voisins, Turks, Tatares et Turkomans.
L'heure fatale commença à sonner pour Tillustre capitale deux ans après la prise de Constantinople et l'anéantissement des Paléologues de cette ville. Alors que les Grecs dispersés commencèrent à chercher un refuge dans Trébizonde et à regarder le Grand Comnène alors régnant, Jean IV, surnommé le beau : « Kalo-Joannès », comme leur seul et légitime souverain, Mahomet II, inquiet de cette sorte de renaissance de la résistance hellénique, chargea son lieutenant Chélir, pacha d'Amasia, de commencer contre elle une guerre de destruction.
L'armée turque parut presque instantanément sous les murs de Trébizonde. Kalo-Joannès, incapable de se défendre contre un aussi puissant ennemi, se racheta moyennant un tribut annuel de trois mille besants d'or, mais, aussitôt après Ja retraite de l'armée turque, il négocia secrètement une alliance contre Mahomet avec son voisin Hassan-Bey, le terrible et puissant chef des Turkomans de la Horde Blanche. Effrayé des progrès de la puissance des Turks, Hassan-Bey accepta l'alliance à condition que Jean lui donnât en mariage sa fille Catherine, la despoina Kattoun, célèbre dans tout l'Orient, de Constantinople jusqu'en Perse, pour sa merveilleuse beauté sans rivale. Kalo-Joannès accepta celte union ! pourvu que la perle de l'Orient demeurât chrétienne.
274 RÉars de byzange et des croisades
Mais la mort le frappa en ce moment même. Ce fut son successeur qui remit la belle despoina Kattoun à son futur époux. Celui-ci envoya une grande ambassade la recevoir aux frontières de Trébizonde. Elle arriva escortée d'un immense cortège de courtisans, de moines et de prêtres.
Kalo-Joannès avait laissé, pour son successeur, un fils de quatre ans, Alexis V, mais David, oncle de rimpérial enfant, usurpa le pouvoir et s'empara du trône. C'était, paraît-il, un homme cruel et dissimulé. Il ne s'efforça pas moins de résister au grave danger qui le menaçait. Il chercha à contracter alliance avec Venise et Gênes et invoqua le secours du Pape Pie II, qui réunit à cet effet un concile à Mantoue. Il écrivit au duc Philippe de Bourgogne, lui montrant en perspective la couronne de Jérusalem. Mais son principal allié, Hassan-Bey, sur lequel la jeune despoina Kattoun exerçait cependant la plus grande influence, lui fît, au dernier moment, défaut, menacé qu'il était par son puissant voisin le sultan Djihan Schah, chef des Turkomans de la Horde Noire.
Davidj tremblant, chercha à négocier, mais Mahomet voulait en finir avec la dernière souveraineté grecque indépendante. C'était en l'an 1261. Le sultan fit dire au Grand Comnène qu'il irait lui-même I lui porter sa réponse. L'arrêt de mort de Trébizonde venait d'être prononcé. La flotte et l'armée turques
RECITS DE BYZANGE ET DES CROISADESJ 275
investirent aussitôt la malheureuse cité. Toute résistance parut impossible. David se rendit à merci et Mahomet II prit une de ses filles en mariage dans son harem.
11 fut permis au malheureux empereur d'emporter ses trésors. Lui et tous les siens, avec les principaux membres de la noblesse, furent embarq^ués pour Constantinople.
Trébizonde était alors une grande et populeuse cité chrétienne avec de hautes murailles en partie encore existantes et des forts très puissants, une citadelle munie d'artillerie, une nombreuse noblesse d'archontes grecs possédant des châteaux imprenables. Tout cela tomba presque sans coup férir aux mains des soldats de Mahomet. L'Europe, à peine remise de la chute de Constantinople, fut frappée de stupeur par cette nouvelle catastrophe.
Toute la population chrétienne dut quitter la ville. Mahomet choisit pour son harem les plus beaux enfants des deux sexes. On inscrivit huit cents des principaux enfants mâles sur les listes des janissaires. Le reste de la population fut partagé en trois catégories : la première, composée des plus riches habitants, fut envoyée repeupler Constantinople ; la seconde fut donnée en esclavage aux troupes de Tarmée victorieuse ; la troisième, composée de la lie du peuple, put seule rester en dehors de la ville, dans les faubourgs ruinés.
Mahomet, voulant organiser lui-même sa nouvelle conquête, passa tout Thiver à Trébizonde, durant que Fempereur David était finalement déporté à Andrinople. Je possède de ce prince un grand sceau ou bulle de plomb, sur lequel il figure en somptueux costume impérial. Sa fille, finalement rejetée par le sultan et forcée de se faire musulmane, fut envoyée au harem du pacha turk de Macédoine. Quelques années plus tard, David fut lui-même, par ordre du sultan, étranglé avec ses sept fils, à la suite, dit-on, de la saisie par les Turks d'une lettre suspecte de la belle despoina Kattoun, demandant qu'on envoyât à la cour de son époux un des princes de la dynastie impériale déchue.
Mahomet poursuivit de sa haine même les cadavres de ces malheureux. Il ordonna de les laisser gisants sans sépulture pour qu'ils devinssent la proie des chiens et des vautours. Mais l'impératrice Hélène Cantacuzène, veuve de David, femme d*un noble caractère, qui avait été épargnée on ne sait pourquoi, réussit à les ensevelir de nuit de ses propres mains. Le sultan Mahomet lui permit, après sa courageuse action, d'aller habiter une misérable demeure où elle mourut bientôt dans une pieuse solitude.
Deux seuls membres de l'illustre famille des Comnènes, une jeune femme et uh petit garçon, furent épargnés à cause de leur grande beauté. Tous les
RÉQTS DE BTZANGE ET DES CROISADES 277
autres survivants de cette race infortunée, fils et filles d'archontes, disparurent perdus dans la foule des esclaves, des janissaires ou dans les harems iurks.
Espérons que l'antique métropole chrétienne de Trébizonde, la cité du glorieux martyr saint Eugène, est cette fois affranchie à toujours de Tesclavage des Turks.
[Journal des Débats, 21 avril 1916.)
LES GRANDS MAITRES DE l'oRDRE DE SAINT- JEAN-DE- JÉRUSALEM et' les MONNAIES FRAPPÉES PAR EUX A RHODES.
Lorsque les chevaliers hospitaliers de Saint-Jeande-Jérusalem, SOUS la conduite du grand maître Foulques de Villaret, se furent emparés en Tan 1309 de nie de Rhodes, qui appartenait en ce temps aux émirs turkomans de Carie, sur le littoral voisin d'Asie Mineure, il y avait longtemps, on le sait, que leur Ordre glorieux existait. Longtemps leur siège presque unique avait été en Syrie au saint royaume d'outre-mer, et tant qu'il y eut sur cette terre de la croisade, trempée par tant de sang latin, une possibilité de résistance contre le flot montant de la reconquête sarrasine, les chevaliers s'y maintinrent avec la plus énergique opiniâtreté dans leurs forteresses gigantesques dont les ruines colossales nous frappent encore d'étonnement, comme dans toutes les cités palestiniennes des rivages de la Méditerranée ou des vallées de TOronte et du Jourdain. A
Saînt-Jtean-d'Acre, en Tan 1291, ils combattirent, on, le sait, en héros et prirent une part magnifique à <;ette lutte suprême contre la formidable armée du sultan d*Égypte que j'ai racontée dans la Re{>ue des Deux Mondes de 1913. Puis les débris de leur Ordre, tous ceux qui n'avaient pas été massacrés ou décapités par le vainqueur, gagnèrent Chypre où les rois Lusignan leur oflfrirent un précaire asile. Enfin, vingt ans plus tard, les chevaliers de Saint-Jean, à la recherche d'un nouvel étgtblissement pour poursuivre leur grande mission de protection militaire <5hrétienne dans le Levant, firent, sous le magistère du fameux Foulques de Villaret, la conquête de Fîle de Rhodes, Fantique terre du brillant Hélios, et des îlots environnants où l'Ordre fameux devait se maintenir encore plus de deux siècles contre toutes les forces des fils de Mahomet, « ennemis d e vraie Foi ». Les chevaliers de Saint-Jean-de-rHôpital furent dès lors connus surtout sous le nom de che- Taliers de Rhodes.
Jusqu'à cette date de Tan 1310, les grands maîtres, bien qu'investis de si hautes et importantes fonctions, n'avaient jamais, à proprement parler, exercé la puissance souveraine sur aucun territoire de quelque étendue qui leur appartînt en particulier ; aussi n'avaient-ils jamais encore frappé monnaie. Mais, très peu après la conquête de Rhodes, l'Ordre 4e Saint-Jean, héritier de la plus grande partie des
280 RÉaTS DE BTZANCE ET DES CROISADES
biens immenses dont celui des Templiers avait été dépouillé, acquit de ce fait une extension considérable. Son importance politique se développa d'une manière extraordinaire et Ton conçoit facilement que, parmi tant de privilèges nouveaux, Foulques de Villaret ne négligea point celui qui lui permettait de faire frapper monnaie en son nom. Il fallait de toute nécessité, pour le territoire de Rhodes et des petites îles voisines, créer une monnaie nouvelle pour celte population de nouveaux sujets, considérablement augmentée par l'arrivée d'une foule d'étrangers accourus de toutes parts dans la jeune capitale de TOrdre à la suite de la conquête.
Presque • tous les successeurs de Foulques de Villaret, depuis ces premières années du xiv* siècle jusqu'à l'extrême fin du xvin«, ont fait à son imitation frapper monnaie à leur nom et à leur effigie, souvent à leurs armes, non seulement à Rhodes, mais aussi à Malte, après la. translation de l'Ordre dans cette seconde île au xvi" siècle. Tous ont monnayé, à deux ou trois exceptions près, jusqu'à l'époque où l'Ordre déchu, terriblement dégénéré, s'effondra lamentablement au passage des soldais de Bonaparte allant en Egypte.
Ces monnaies si curieuses des grands maîtres, — je parlerai uniquement ici de celles qui furent frappées à Rhodes, — pour bien des raisons qu'on ^'explique aiséinent, sont demeurées parmi les vèri-
tables raretés numismatiques. Grâce' à rîsoleraent de cette île, située en face de contrées presque barbares, ouvertement hostiles depuis la conquête musulmane de ces antiques terres byzantines, elles n'eurent jamais qu'une circulation fort restreinte. C'est à peine si elles sortirent de Tîle et des quelques autres territoires occupés par TOrdre. Aussi, pour les retrouver un peu plus nombreuses, fallait-il, il y a quelques années encore, aller les chercher à Rhodes môme, et non pas seulement dans la capitale de l'île, mais bien, ainsi que je Fai fait lors de mon premier voyage en Orient en 1875, dans rintérieur du pays ; il fallait parcourir un jour dç grande fête ces riants et populeux villages où se presse, vêtue de ses plus riches costumes nationaux, une population ordinairement dispersée dans les campagnes environnantes. Ces jours-là, les jolies femmes de Rhodes, aux traits si purs, à l'exquise coiffure, portaient, entrelacées dans leur opulente chevelure, de longues guirlandes d'antiques monnaies d'or et /d'argent. Parmi ces ornements charmants communs à toutes les coquettes beautés. d'Orient, on retrouvait parfois une rare monnaie à l'effigie de quelque grand maître pêle-m0le avec les sequins de Venise et les dinars des khalifes; mais, hélas I les paysannes de Rhodes n'en étaient plus à ignorer la valeur de toutes ces vieilleries, et c'est à prix d'or qu'elles consentaient à se défaire
<le ces antiques et précieux atours. Je ne suis plus retourné à Rhodes depuis cette époque déjà lointaine, mais je ne pense point que les officiers du «corps expéditionnaire italien, s'il en est parmi eux •qui s'adonnent à la numismatique, aient récolté -encore beaucoup de ces fameuses monnaies dites <( des Chevaliers ».
Rien de plus caractéristique que les types austères qui sont gravés sur ces vieilles pièces d'argent <les hospitaliers. Sur ces monnaies de cette même île de Rhodes, où figuraient il y a deux mille ans la superbe tête. radiée du, Soleil et la rose, la plus belle des fleurs, arme parlante de la cité grecque, parurent constamment, depuis Foulques de Villaret, les effigies très vénérables des grands maîtres, ^pieusement agenouillés, priant devant la croix à double traverse ou croix patriarcale qui était celle de l'Ordre. Les chefs suprêmes de cette milice guerrière, ces moines-soldats, de naissance souvent illustre, qui gouvernaient en ces siècles disparus la plus nombreuse, la plus brillante chevalerie de la chrétienté, dont les plus lointaines commanderies s'élevaient sur les rivages les plus reculés, ces capitaines audacieux dont le seul nom remplissait d'effroi les cœurs des princes musulmans, se sont fait représenter sur leurs monnaies dans cette humble attitude, la tête nue, en simple froc monacal, avoc la croix sur la poitrine et le capuchon
rejeté sur les épaules. Le môme type se répéta uniformément sur les monnaies de chacun d'eux. L'unique différence consiste dans la légende indiquant les nom et prénom de chaque nouveau titulaire et dans la présence d'un tout petit écusson jeté dans le champ de la pièce et qui porte ses armes. Ainsi les monnaies de l'Ordre comme les vieilles murailles de la ville de Rhodes, et toutes ces antiques demeures des chevaliers où sont sculptés tant et de si nobles écussons, deviennent comme une galerie héraldique élevée à la gloire des grands maîtres et de leurs illustres blasons. En contemplant sur ces médailles ces effigies agenouillées, ces visages sévères, à la barbe flottante, à l'expression ascétique, on se sent pris de la vénération des grandes actions d'autrefois ; on devine que le graveur inexpérimenté s'est appliqué, avec un naïf et pieux respect,* à rendre la physionomie vraie de tant de héros ; on croit voir revivre ces preux guerriers, à la fois moines et soldats, qui portaient fièrement la cotte de mailles sous la robe du moine ; on se rappelle leurs grands coups d'épée ; on revoit en imagination toute cette brillante épopée chrétienne, les galères de l'Ordre, étincelantes des feux des cuirasses, cinglant vers ces rivages d'Asie que parcourent aujourd'hui les sous-marins de l'empereur Guillaume, et, flottant au plus haut des mâts, cette grande bannière chargée de la Croix de
284 RÉaTS DE BYZANCE ET DES CROISADES
l'Ordre, terreur des armées infidèles ; on aime à se figurer cette île de Rhodes aux fortifications puissantes, citadelle vivante dressée par la chrétienté comme un défi en face du monde musulman; on se prend d'admiration pour tous ces capitaines dont pas un ne passa de vie à trépas sans avoir fait quelque chose au profit de la France el de la Foi. En maniant toutes ces précieuses monnaies où sont inscrits tant de noms célèbres, presque tous français, on revoit chaque grand maître récitant son oraison avant de marcher au combat ; on revoit cet Elion de Villeneuve qui couvrit son île bien-aimée de châteaux et de forteresses et dont la flotte, unie à celles du Pape, de Venise et du roi de Chypre, enleva Smyrne aux infidèles ; ce Déodat de Gozon, si célèbre pour avoir vaincu en combat singulier quelque monstre terrible, autant qu'étrange, un simple crocodile peut-être, devenu la terreur de Rhodes, et dont la mort lui valut le titre à'extinctor draconis ; cet Hérédia surtout, un des hommes les plus distingués de son siècle, ce. négociateur attitré des papes et des rois, qui refusa noblement de se faire racheter avec les deniers de l'Ordre, quand il fut tombé aux mains des Turks dans la campagne de Corinlhe, affirmant qu'il valait mieux, pour le bien de la chrétienté, consacrer cette somme à l'affranchissement de quelques jeunes chevaliers qu'à celui d'un vieillard comme lui; cet ami du pape Gré-
goire IX, que le vieux pontife prisait si fort, qui le ramena triomphalement sur ses vaisseau;!C lors de «on retour d'Avignon à Rome et dont Tévêque de Sinigaglia, son compagnon de traversée, nous fait le tableau que voici : « Haut de taille, la barbe longue et bifurquée, assis au milieu de la tempête au gouvernail de sa galère, entouré de ses chevaliers, reconduisant d'une main sûre le Saint-Père dans la <^apitale du monde. » Il faudrait les citer tous à mesure que leurs diverses monnaies font revivre leurs grands noms : et ce Philibert de Naillac, un <les glorieux vaincus du sanglant désastre de Nicopolis, qui vingt-cinq années durant, à la tête de ses galères rapides, parcourut en triomphateur toutes les mers du Levant ; et ce Jean de Lastic, qui, par deux fois, força Timmense armée du sultan à lever le siège de Rhodes ; et ce Pierre d'Aubusson qui, trois mois durant, du haut de ses bastions, soutint avec ses chevaliers une lutte heureuse contre une armée cinquante fois plus nombreuse ; et ce Fabrice del Carretto, qui mourut de douleur en voyant échouer par Tinertie des princes chrétiens d'Occident ses plans audacieux de diversion contre les forces sans cesse croissantes du sultan de Conslanlinople ; ce Philippe Villiers de TIsle-Adam enfin, le plus brave parmi tant de braves, qui s'immortalisa par cette dernière défense de Rhodes en 1521 > défense si héroïque qu'elle attira sur les chevaliers
286 RÉars de byzance et des croisades
radroiratioQ émue de leur sauvage vainqueur et contribua autant à la gloire de TOrdre que le plus éclatant triomphe. On a retrouvé depuis peu les monnaies de presque tous ces grands maîtres ; parfois leur effigie y fait place à celle de saint Jean le Précurseur, le patron de l'Ordre, ou bien encore à celles de l'Agneau pascal ou d'un ange assis au tombeau du Christ. Leurs monnaies d'or, dont je possède quelques-unes, sont pour la plupart imitées des sequins de Venise ; seulement, au lieu du doge agenouillé devant .saint Marc^ on y voit le grand maître aux pieds de saint Jean. De toutes petites pièces de billon fort rares portent la pomme de pin du grand maître Roger de Pins, encore un Français de la vieille France, comme la plupart de ces glorieux porte-glaives d'antan.
[Journal des Débats, 16 août 1916.)