‹ Récits de l'histoire de FranceChapitre 22 sur 87 · Récits des Temps Mérovingiens ^ t. Il, p · texte numérisé non relu

Récits des Temps Mérovingiens ^ t. Il, p

décorées de peintures à fresque divisées en quatre grands compartiments, et représentant les quatre phalanges de l'ancienne et de la nouvelle loi, les patriarches , les prophètes , les martyrs et les confesseurs. »

Le roi s'était rendu en personne au milieu du concile. La séance , à peine ouverte, il se leva et prit la parole pour accuser Prétextât. Il commença par lui reprocher d'avoir violé les canons (c'est-à-dire les règles de la discipline ecclésiastique), en bénissant l'union de Mérovée avec Brunehaut, qui était sa tante. « Et non-seulement, ajouta-t-H, en s'adressant à l'évêque de Rouen lui-même, tu es convaincu d'avoir failli sur ce point ; mais encore tu as travaillé de tous tes efforts à rendre celui dont je parle l'ennemi de son père ; tu as distribué des présents à mes leudes et répandu l'argent parmi le peuple , pour que personne ne me conservât la foi jurée; enfin tu as vouhi livrer mon royaume aux mains d'un autre*. » A ces mots , les hommes de guerre qui entouraient Chilpéric firent entendre contre l'évêque un cri de, rage. Ils s'apprêtaient déjà à briser les portes de l'église et voulaient l'emmener dehors pour le lapider. Le roi s'y opposa ; car il eût ainsi perdu sa vengeance. Ce qu'il lui fallait, ce n'était pas la vie de Prétextât, mais son honneur.

Le calme une fois rétabli, on invita ce dernier à prendre la parole, afin de répondre aux diverses imputations dont il était l'objet. Sur le premier chef, il n'essaya point de se justifier, et il ne le pouvait pas.

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