HUITIEME RECIT
Frédésonde^ «prèfi la inor^ de Chlipérle, lmpl«re la prateetlan de cuiiitran 9 le roi de lloiirgagiie aeeepte la tutelle de mon neven Clotalre II*
Nous avons raconté plus haut comment le roi de Solssons périt à Chelles, frappé par une main inconnue. La mort de ce prince jeta sa veuve dans une situation pleine de périls et d'alarmes. Elle tremblait de voir ces Neustriens , dont elle n'avait que trop provoqué la haine, lui demander compte enfin de sa tyrannie et de ses crimes, et peut-être entreprendre de la livrer à Brunehaut, sa mortelle ennemie. En proie aux plus cruelles angoisses , Frédégonde perdit tout à coup cette audace de courage qui ne lui avait jamais fait défaut jusque-là. Elle s'enfuit donc précipitamment de Chelles à Paris, et courut se renfermer, avec la plus grande partie de ses trésors, dans la cathédrale de cette ville , où l'évêque Ragnemode * lui avait offert un asile. De là, par le conseil de quelques fidèles serviteurs, elle écrivit au roi de