DIXIEME RECIT
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Clotaire II était mort, sans avoir eu le temps de régler le partage de ses États entre ses deux fils. Dagobèrt profita de cette circonstance pour essayer, au mépris des justes droits de son jemie frère Caribert , d'ajouter à l'Ostrasie, qu'il possédait déjà*, tout le reste de la monarchie franque. Dans cette pensée, il partit de Metz, à la tête d'une armée, et accourut à Reims. Il y fut bientôt rejoint par un grand nombre d'évèques et de seigneurs bourguignons, qui, séduits par ses promesses ou intimidés par ses menaces , venaient lui présenter leurs hommages comme à leur unique et légitime souverain. Quelques leudes de la Neustrie suivirent cet exemple; mais la plupart demeurèrent fidèles au fils cadet de Clotaire' II, et même ils annoncèrent hautement leur résolution d'en appeler aux armes, plutôt que de délaisser la cause de ce