Voy. ci-dessous, p
2. Leudégisile, un des deux généraux opposés par Gontran à Oondovald, remplissait rorflce de comte de l'étable ou connétable à la cour de Bourgogne.
On appelait grand référendaire * ou simplement reférendaire celui qui avait la garde du sceau royal , et qui signait et ensuite expédiait dans les diverses provinces du royaume les ordonnances rendues soit par le roi , soit par l'assemblée de la nation. Cette dignité était presque toujours confiée à des Gallo-Romains, ceux-ci étant beaucoup plus familiarisés que les Francs avec le style et les formes de la chancellerie impériale, que les princes mérovingiens avaient naturellement voulu imiter dans leurs propres décrets.
Le camérier ou chambrier avait la surveillance particulière de la chambre et du trésor du roi. C'est à lui qu'étaient confiées les clefs des armoires et des coffres où l'on renfermait les objets précieux appartenant au monarque.
Tels étaient, à cette époque, les principaux officiers du palais. On en comptait un grand nombre d'autres, de rang inférieur, préposés au service de la table ' du prince ou de sa personne, à la garde des forêts, à l'intendance des chasses royales, etc. Mais ce n'est que plus tard que ces diverses fonctions prirent, avec une importance plus grande , une forme fixe et régulière.
\ . On l'appelait ainsi, pour le distinguer d'officiers, nommés également référendaires , qui travaillaient sous ses ordres à Texpédition des actes du gouvernement. Sous la troisième race , le nom de gracd référendaire fût remplacé par celui de chancelier.
S. À la tête des officiers chargés de ce service était le sénéchal, qui devint par la suite Tun des premiers dignitaires du royaume.
chute (le Bi-Uiiehaut, fut marquée, on s*en somient, par une grande innovation. Alors, en effet, pour la première fois, on vit les évoques prendre place, à côté des leudes, dans les comices de la nation franque. Malgré Timportance nouvelle qu'ils semblaient ainsi recevoir de la présence des chefs du clergé, les champs de Mars, dont la convocation était devenue de plus en plus difficile par la dispersion des Francs sur le sol conquis *, allaient bientôt tomber en désuétude. C'est ce qui eut lieu dès le commencement de la période des rois fainéants. Mais, vers la fin du vii« siècle, Pépin d'Héristal les rétablit, et ils furent assez fréquents dans la première moitié du vin*.
Les Gallo-Romains n'étaient point admis dans les assemblées du champ de Mars. Cette exclusion injurieuse, en môme temps qu'elle entretenait leur antipathie bien naturelle à l'égard des barbares, sous le joug desquels il leur fallait vivre, ne pouvait qu'achever d'éteindre en eux tout patriotisme, tout sentiment d'intérêt pour la chose publique. Aussi, renfermés dans les murs de leurs cités et ne portant presque jamais au delà ni leurs pensées ni leurs espérances, ils ne prêtaient l'oreille au bruit des événements du dehors que lorsque le fléau des guerres civiles menaçait de les atteindre eux-mêmes, ou qu'ils avaient quelque sujet de craindre, de la part des rois mérovingiens ou de leurs of-* ficiers, de nouvelles vexations, de nouvelles violences.
Déchus de tous droits comme nation, les Gallo*
i . Au rpste, les assemblées véritablement générales forent toujours très-rares. D'ordinaire, cliacitfi des royaumes francs avait son champ de Mars.
Romains jouissaient du moins, dans Tenceinte de leurs villes, d'un reste de liberté. Les Francs ne s'inquiétaient guère des vaincus, du moment que ceux-ci se tenaient en repos, et ils ne songeaient nullement à les empêcher de régler, suivant leurs propres lois, leurs affaires intérieures. Grâce à cette indifférence des nouveaux maîtres de la Gaule, le gouvernement municipal continua de subsister sous la domination mérovingienne. Il y avait donc toujours dans chaque cité un conseil des décuriotis *, espèce de petit sénat, dont les membres étaient chargés, sous la présidence du comte, d'administrer la justice, de maintenir la police et le bon ordre et de veiller aux intérêts di- • vers de la population urbaine. Parfois aussi les habitants de la ville se réunissaient sur la place pubUque, comme au temps des empereurs romains : c'était tantôt pour entendre la lecture de quelque édit royal ; tantôt pour élire soit leurs magistrats municipaux, soit leur évêque. Cette dernière élection surtout était pour eux d'une extrême importance; car seuls alors les évêques osaient élever la voix en faveur de leurs concitoyens opprimés et se faire leurs intercesseurs auprès des chefs de la nation conquérante.
Ainsi l'invasion barbare laissa debout ces institutions municipales que Rome avait, en quelque sorte, léguées aux Gallo-Romains comme un vivant souvenir de sa longue domination sur leur pays. Bien qu'au jnilieu de l'anarchie des temps mérovingiens, et, plus tard, dans la seconde moitié de la période carlo-