C'est-à-dire hommes de guerre
4. Nous avons expliqué précédemment (p. 494, notes), ce que c'était que les alleux.
6. Les rois mérovingiens tentèrent à plusieurs reprises de soumettre à l'impôt les terres allodiales. Mais ces tentatives ne servirent qu'à leur aliéner la classe des hommes libres.
6 . A la différence des ahrimans , les leudes étaient obligés d'accompagner le roi dans les guerres qui n'intéressaient que lui seul , tout aussi bien que dans celles qu'il entreprenait qu nom même de la nation.
332 MCEURS ET COUTUMES
De même que les colons gallo-romains, dont la condition présentait beaucoup d'analogie avec la leur, les lides.hien que la loi les recoimût pour hommes libres, n'avaient guère de la liberté que l'apparence. Il leur était interdit de paraître dans l'assemblée générale de la nation et même dans le simple mallum. A la guerre, ils ne marchaient point sous la même bannière que les ahrimans : ils suivaient le seigneur dont eux-mêmes ou leurs ancêtres avaient obtenu la protection, en lui soumettant leur personne et leurs propriétés. Cette classe se recruta d'abord parmi les prisonniers de toute nation que les empereurs romains avaient autrefois établis en colonies dans la Gaule; mais plus tard, nombre d'ahrimans, ruinés par la guerre, ou que l'injustice et la violence avaient dépouillés de leurs biens , se virent eux-mêmes réduits à cette triste condition si voisine de la servitude.
Les trois classes dont nous venons de parler se retrouvaient également, avec quelques légères différences dans les noms, chez les Bourguignons et chez les divers peuples d'origine barbare compris dans l'empire franc.
Quant à la population gallo-romaine, elle se divisait toujours en sénateurs , curiales , plébéiens et colons ^ Seulement la distinction entre les descendants des anciennes familles sénatoriales et les curiales n'avait plus d'importance que dans l'enceinte même des cités. Au dehors, et devant la loi franque, les uns et les autres se confondaient sous le titre de Ro-