Cf. Tillem., Mém. ecclés., t. VIII, p. 77 et seq
ET L’IMPÉRATItlCE EUDOXIE.
s’appliquaient en rien aux incriminations de sa cause.
En premier lieu, Chrysoslome prouvait, par les laits de l’histoire, que ces canons étaient ariens : ils émanaient d’une assemblée provoquée, dirigée par le chef des ariens; l'assemblée elle-même délibérait sous les yeux d’un empereur arien fanatique; enfin elle avait pour but non-seulement d’exclure de son siège, mais de frapper de mort ecclésiastique Athanase, le grand docteur de la foi consubslantiaiiste *. Si ces preuves d’arianisme ne suffisaient pas pour caractériser le concile d’Antioche, on pouvait ajouter que ce concile, voulant formuler sa foi dans un symbole, n’avait abouti qu’à des déclarations d’une orthodoxie plus que douteuse, remplies d’artifices et de subterfuges ariens, et que l’Église catholique avait rejetées5. Eh bien, c’étaient les canons de cette assemblée hérétique, dictés par sa haine contre Athanase, qu’un concile catholique viendrait invoquer maintenant contre un évêque catholique dans une affaire qui ne touchait point au dogme! N’y aurait-il pas là quelque chose d’étrange, de révoltant, une iniquité contre laquelle Chrysoslome avait le devoir de protester?
En second lieu, et en admettant la validité des canons d’Antioche, ils n’étaient point applicables dans sa cause. De quoi parlaient-ils? D’un évêque déposé
1. Contendebat Joannes non ecclesiae catholicæ, sed arianorum canpnem ilium esse : episcopi enim olini Antiochiæ congregati ad evertendam consubstantialitatis fidem, præ odio quo adversus Atlianasium flagrabant, cum canonem condiderant. Socr., vi, 18.
2. Cf. Tillem., Méin. eccl., t. XI, p. 220 et seq., et Fleury, Hist. ecc l. — Cf. Baron, cum comment. Pagi, ann. 404, xiv et seq.
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