De iis qui scandalizantur. Chrys., Opp
ET L’IMPÉRATRICE EDDOXIE. 413
L’Église sans doute est tourmentée, ses chefs sont proscrits; des loups rapaces ont envahi la bergerie et dispersé le troupeau ; les puissances du siècle se sont élevées contre le sanctuaire et y ont installé l’usurpation et le schisme : Qu’importe ? s’écrie-t-il ; ne s’est-il passé jamais rien de pareil dans le monde? Comme si l’Église du Christ n’avait pas grandi au milieu des désordres, et que le Christ lui-même, depuis son ber ceau jusqu’à sa mort, n’eût pas été entouré de scandales! S'il en est ainsi, pourquoi nous plaindre, et que sommes-nous avec nos souffrances misérables, quand le fils de Dieu et ses apôtres ne nous ont apporté la vérité qu’au milieu des persécutions et des tourmentes?
Qu’est-ce d’ailleurs que la persécution, et que sont les maux de ce monde ? « Croycz-le bien, ma chère et vénérée dame, il n’y a de mal que le péché, il n’y a de bien que la vertu ; tout le reste, bonheur ou malheur, quelque nom qu’on lui donne, n’est que fumée, fantômes et illusion *. » En d’autres termes, le mal est en nous, c’est nous qui le faisons; nous le créons par notre propre déchéance : quant au dehors, il ne peut rien sur nous, lorsque nous restons fermes en notre confiance dans la sagesse et la bonté infinies d’en haut.
Examinons votre pensée, quand elle se laisse troubler par les désordres qui nous agitent. Vos amis^cn
1. Etenim una duntaxat res gravis ac pertimenda est, una tentatio, nempe peccatum : reliqua autem omnia, mera fabula, sive insidias dixeris, sive ioimicitias, sive fraudes, sive calumnias... Clirys., Epist. I.
JEAN CIIRYSOSTOME
souffrent, vous en souffrez vous-méme, et vous pleurez sur tant de calamités dont vous n’apercevez ni le but ni la /in probable. De sombres et noires idées vous assiègent, un nuage de chagrin vous enveloppe; vous tombez dans le découragement, parce que vous ne comprenez rien à tout ce éjui se passe. Ah ! je ne veux pas vous déguiser le mal qui vous effraye, je neveux ni le nier ni l’amoindrir ; je veux au contraire que vous l’envisagiez tel qu’il est, c’est-à-dire plus affreux, plus profond, qu’il ne vous apparaît encore. Oui, « nous voguons au sein d’une tempête immense. Le navire qui nous emporte flotte sans direction au gré des fureurs de l’océan. Lue moitié de ses matelots est à la mer, et leurs cadavres roulent sous nos yeux à la surface de l’onde ; l’autre moitié va périr. Plus de voiles, plus de mâts; les rames sont abandonnées, le gouvernail brisé, et les pilotes, assis sur leur banc, ne savent que serrer leurs genoux de leurs bras, incapables de former un projet et n’ayant plus de force que pour gémir1. Une nuit obscure leur dérobe jusqu’à l’écueil qu’ils vont toucher, ,et leurs oreilles ne sont plus frappées que par le bruit assourdissant des vagues. La mer elle-même soulève de son fond des monstres hideux qu’elle lance sur le navire, au grand effroi des passagers... J’essaye vainement d’exprimer par ces images accumulées la multitude des maux qui nous accablent, car quel lan-
1. Mare ccrnimus ab imis usque gurgitibus undique rcvulsum, nautas mortuos summa unda natantes, alios pessumeuntes, navium tabulas dissolutas, perrupta et lacerata vêla, nialoscfiVactos, remos e nautarum manibus clapsos, naucleros gubernaculorum loco tabulatis insidentes, manus genibus inncctentes... Chrys., Epist. 1.
ET L’IMPÉRATRICE EüDOXIE.
gage humain pourrait les rendre? Et pourtant moi qui plus que tout autre devrais en être troublé, je n’abandonne pas l’espérance; je porte mes regards en haut, vers le suprême pilote de l’univers, à qui l’art n’est pas nécessaire pour gouverner dans la tempête1... »
il ne faut donc pas se décourager, mais au contraire avoir toujours présente à l’esprit cette vérité: il n’y a qu’un malheur à redouter en ce monde, le péché et les défaillances de l’âme, qui conduisent au péché; tout le reste n’est qu’une fable. Embûches et inimitiés, fraudes et calomnies, injures et délations, spoliation, bannissement, glaives acérés, mers bouleversées, guerre du monde entier, tout cela n’est rien et ne va pas jusqu’à ébranler une âme vigilante. L’apôtre Paul nous l'enseigne- par ces paroles : « Les choses visibles n’ont qu’un temps.» Pourquoi donc craindre, comme des maux véritables, des accidents que le temps entraîne comme un fleuve emporte ses eaux?...
« Mais, me dira-t-on, c’est un dur et lourd fardeau que l’adversité 1 » — Sans doute; voyons-la pourtant sous une autre face, et nous apprendrons à la dédaigner. Les outrages, les mépris, les sarcasmes, qui nous viennent de nos ennemis, qu’est-ce que cela? La laine d’un manteau pourri que les vers rongent et que le temps consume. « Pourtant, ajoute-t-on, au milieu de ces épreuves infligées au monde, beaucoup périssent et
1. Hujusce universitatis gubernatorem ante animum proponas, qui non arte atque industria tempestatem superat, verum nutu solo procellam frangit. Chrys., Èpist.
JEAN CHRYSOSTOME
beaucoup sont scandalisés1. » Assurément, et cela est arrivé bien des fois; puis après les raines, après les morts, après les scandales, l’ordre renaît, le calme règne et la vérité reprend son cours. Ah! vous voulez être plus sage que Dieu! Vous sondez les décrets de la Providence! Inclinez-vous plutôt devant les lois qu’elle impose; ne jugez pas, ne murmurez pas, répétez seulement avec le même apôtre: « Profondeurs des desseins de Dieu, qui pourrait pénétrer jusqu’à vous? » Qu’on se figure un homme qui n’aurait jamais vu lever et coucher le soleil, ne sera-t-il pas scandalisé de voir l’astre du jour disparaître du firmament et la nuit envahir la terre? Il croira que Dieu l’abandonne. Et celui qui n’a vu que le printemps ne sera-t-il pas scandalisé de voir arriver l’hiver, cette mort de la nature? Il croira que Dieu, reniant son ouvrage, délaisse le inonde qu’il a fait. Et celui qui voit semer le grain sur la terre, et ce grain pourrir sous la glèbe et les frimas, n’est-il pas scandalisé en se demandant pourquoi ce grain perdu? Mais plus tard il le verra renaître en moissons jaunissantes i l’autre verra le soleil se lever de nouveau à l’horizon, et le printemps succéder encore à l’hiver. Ces hommes se repentiront alors de leur aveuglement et s’inclineront avec respect devant l’ordre établi par la Providence. 11 en est ainsi des choses morales et des événements de la vie-, il suffit de les observer pour reconnaître bientôt avec douleur que le doute qu’on avait conçu n’est qu’un blasphème.
1. At multi sunt qui percunt, multi quibus senndalum afferatur. Clirys., Episl. i ad Olymp.
ET L’IMPÉRATRICE EÜDOXIE.
Mais l’histoire même de notre rédemption n’estelle pas environnée de scandales? Quel objet de scandale pour beaucoup n’a pas dû être ce Dieu enfant enveloppé de langes, déposé dans une étable, forcé bientôt de quitter la crèche qui lui servait de lit pour s’enfuir chez un peuple barbare 1 2 ! Beaucoup ne pouvaient-ils pas dire à la vue de la pauvre famille de Joseph se bannissant elle-même : « Quoi ! c’est là le sauveur des hommes, le roi du ciel et des mondes, le fils de Dieu? » Et ils ont dû se scandaliser. Plus tard, quand cet enfant est revenu de l’exil et qu’il a grandi, une guerre implacable s’élève contre lui de tous côtés. Ce sont d’abord les disciples de Jean qui le poursuivent de leurs haines jalouses. « Maître, disent-ils au précurseur, celui qui était avec toi au delà du Jourdain baptise maintenant et tous viennent à lui! » Paroles d’envie, inspirées par l’esprit du mal.
Quand Jésus commence à opérer des miracles, que de calomnies contre lui et que de scandales pour les faibles! « Vous êtes un Samaritain, lui crie-t-on de toutes parts, et vous êtes possédé du diable*. » On l’accuse d’être ami de la bonne chère et du vin, des hommes pervers et corrompus. Un jour qu’il s’entretient avec une femme, on l’appelle faux prophète; « s’il était prophète, murmurait-on, il saurait ce qu’est
1. Annon is qui cruci affixus est, statim ut in lucera prodiit, solum vertit atque cum universa domo ab ipsis incunabulis in exteram terram fugitivus migravit, in barbarorum scilicet regionem tam longo itineris intcrvallo distantem abductus? Clirys., Epist. I ad Olymp.
2. Samaritaims es et dæmonium habes. Joan., vm, 48. — Hic non est ex Deo, sed seducit turbam. Joan., vit, 12.
JEAN CHRYSOSTOME
la femme qui lui parle. » On grinçait des dents à son aspect, et les Juifs n’étaient pas les seuls à lui faire la guerre... « Ses frères eux-mêmes, fait remarquer un évangéliste, ne croyaient pas en lui1... »
Olympias objectait, comme une justification de ses tristesses, le grand nombre de ceux qui, cédant à la persécution, tombaient dans l’erreur et le schisme. « Croyez-vous donc, réplique avec .énergie Clirysostome, qu’il n'y ait pas eu de disciples scandalisés en présence de la croix? Quand les ennemis de Jésus, le tenant désormais en leur pouvoir, assouvissaient lentement sur lui les plus brutales vengeances, le disciple qui l’avait livré, présent à son humiliation, dut avoir un moment de triomphe qui tourna pour les autres ,en scandale. — Et le simulacre de jugement, et la flagellation, et la royauté dérisoire, et le crucifiement, quel scandale ont-ils dit produire! Le Christ est abandonné de ses disciples; on ne voit plus autour de lui qu’attentais de la soldatesque ou du peuple, ironie, outrages, mauvais traitements. — « Si tu es Dis de Dieu, lui cria-t-on du pied de sa croix, descends de ce gibet, et nous croirons en toi. » Mais ce qui dépasse toutes les bornes de l’insulte, toutes les inventions de la perversité, c’est qu’on lui préfère un voleur, un homme de rapine et de sang. « Qui voulez-vous que je délivre en ce jour, le Christ ou Barabbas? — Barabbas ! s’écrie tout le peuple juif, nous voulons Barabbas,et celui-là, cruciûez-le. » Fut-il jamais une mort pins ignominieuse? Et il meurt seul, sans amis, sans
1. Nequc enini fratres ejus crcdebatit in cum. Juan., vit, 5.
disciples-, c’est un voleur, compagnon de son supplice, qui le confesse au haut d’une croix. Non, jamais tous les scandales accumulés Rapprochèrent de celui-là1. Sa sépulture même est une aumône*. — C’est ainsi que la vérité envoyée du ciel a pris naissance sur la terre : son passage a été environné de circonstances qui ont été l’épreuve des forts et la perte des faibles. Elle «a accompli le mot divin prononcé par elle-même : malheur à celui qui se scandalise!
La vie des apôtres, la prédication de l’Évangile n’ont pas été plus exemptes de scandales <et de persécutions. Les apôtres se dispersent, ils fuient et se cachent, ils prêchent dans l’ombre, et pourtant la religion fleurit; elle s’étend rapidement, en vertu des prodiges qui ont signalé son berceau. Un d’entre eux < J descend par une fenêtre pour échapper à la mort ; d’autres emprisonnés, chargés de chaînes, ont besoin qu’un ange les délivre. Quand les puissants du monde les chassent, des pauvres, des artisans les accueillent.
Ils sont entourés d’une pieuse sollicitude par des revendeuses de pourpre, des faiseurs de tentes, des corroyeurs, dans des quartiers retirés des villes ou sur les bords de la mer. Telle était la marche tracée par Dieu même dans son inénarrable sagesse. Quand Paul lui demandait le calme et la paix pour le succès de sa
t. Qaot igitur mortalcs tum affaisse existimas qui cum eum vinctuni,flagris affectum,cruore stillantem atque ad pnefeeti tribunal causant diccntem,necdiscipulorum qucmquam præsentem cernerct, anirnis offensi sunt. Chrys., Episl. 1 ad Olymp.
2. Aiuion sepulturæ genus beneflcii gratiat tuæ loco illi præstatur Accedens enint quispiam corpus petiit. ld., ibid.
JEAN CHRYSOSTOMK
prédication, Dieu lui répondait : « Il te suffit de ma grûce, car ma puissance éclate dans la faiblesse *. »
« Maintenant, ma pieuse et vénérée dame, continue l’auteur de la consolation, si vous dégagez les événements heureux du milieu de nos adversités, vous pourrez bien n’y pas trouver des prodiges et des miracles; mais à coup sûr vous y reconnaîtrez un enchaînement merveilleux de desseins qui proclament la Providence. — Il ne faut pourtant pas, Olympias, que vous recueilliez tout de ma bouche sans aucun effort de votre part; je vous laisse le soin de rechercher et de réunir ces divers traits de la protection céleste, en les comparant à nos revers. Ce travail salutaire à l’ûme contribuera à dissiper vos ennuis, à fortifier votre foi, et vous y puiserez pour vos douleurs un grand soulagement 3. »
Tel est le contenu de la première lettre de Chrysostome à sa chère diaconesse, de celle-lù du moins que les plus anciens éditeurs ont mise en tête de ce recueil. On voit combien elle renferme d’allusions à la situation même de l’exilé, à son dénûment actuel, à ses souffrances, à la malice de ses ennemis; on voit aussi comment, rattachant son martyre à un dessein général de Dieu sur l’Église, dessein encore inaccessible aux regards, il en accepte d’avance toutes les con-
1. Sufïicit tibi gratis mea; nam virtus in infirmitate perficitur. Paul., Il Cor., xii, !•.
2. Verum ne omnia nullo cum labore a nobis audias, hanc tibi partem relinquo, ut accurate ac diligenter cuncta colligas atque cum rebus molestis et acerbis conféras, sicque præclara occupatione animum distinens, te ipsam a mœstitia et angore avoces. Chrys., Epist. 1 ad Olymp.
séquences, comme un bien, avec foi et courage. Pourquoi alors se décourager quand on souffre moins, et ne pas puiser de la constance dans les paroles de celui qui souffre davantage? et comment oser se plaindre et se laisser abattre quand le fils de Dieu lui-même n’annonce ici-bas son Évangile qu’à travers les persécutions et les scandales?
Il paraît que le remède n’eut pas tout l’effet qu’en attendait le médecin, et que les lettres d’Olympias dénotaient toujours un profond affaissement de l’âme. Chrysostome ne se découragea pas, et en écrivit une seconde non moins développée que la première, mais qui touchait à des points différents de sa thèse.
« Je ne vois que trop, lui disait-il, que la douleur et les ennuis exercent sur vous un empire obstiné; je veux donc vous écrire encore : puisse votre cœur en être plus intimement consolé et votre santé mieux raffermie ! Courage! je viens de nouveau, et par d’autres moyens, secouer cette cendre de deuil dont vous êtes couverte. La cendre #e l’esprit, comme celle de la matière, produit avec une effrayante activité des résultats désastreux : elle trouble d’abord la vue, et finit par la détruire entièrement1. Écartons-Ia donc avec le plus grand soin, afin de voir clair dans ce qui nous environne; mais, vous aussi, travaillez avec moi, et ne m’épargnez pas votre concours. Les hommes de
1. Etenim pulvis, nisi quis cum summo studio propellat, parti omnium præstantissimæ exitium affert, pupillæ nimirurn perspicuftatem inflcieus, ac totum mœrentis poculum turbans... Chrys., Epist, 2 ad Otymp.
JEAN CIIRYSOSTOME
l’art, dans les maladies du corps, ont beau en déployer toutes les ressources ; si les malades n’agissent pas de leur côté, la médecine reste impuissante: il en est ainsi des maladies de l’âme...
« Je voudrais bien agir, me dites-vous, mais je ne « puis pas ; le mal est plus fort que moi. Je ne saurais « dissiper ces épais nuages qui m’enveloppent malgré « tous mes efforts pour les écarter1. » Illusion que tout cela, vaine excuse, car je connais l’élévation de vos pensées, la force et la piété de votre âme; je connais la grandeur de votre prudence, les ressources de votre philosophie; je sais enfin qu’il est en votre pouvoir de commander â cette mer furieuse de la tristesse, et de ramener la sérénité dans votre cœur... Qu’v a-t-il donc à faire? Lorsque vous entendrez dire que telle église est tombée, que telle autre est chancelante, que telle autre encore est cruellement battue par les flots et menace de sombrer, que plusieurs ont un loup pour pasteur, un pirate pour pilote, un bourreau pour médecin, il vous est sans doute permis de vous attrister, puisqu’on ne saurait v$r ces choses sans douleur; mais ne vous affligez pas outre mesure. Si pour nos propres péchés, pour les actes dont nous avons à rendre compte, il n’est ni nécessaire ni bon de trop s’affliger, à plus forte raison est-ce inutile, fatal et même satanique de tomber dans l’abattement et le désespoir •jour les péchés des autres... »
1., At forte ciiees : Clip H) quidam istud, veriim nequco, ncc, quamvls criam magnain contcntionem adhibens, densx tamen atque atræ mœroris nubi propulsandæ par sum. Morse excusationcs et meri pret'extus ista sunt. Cbrys., Episl. 1 ad Olymp.
Il cite à ce sujet l’exemple de saint Paul *, qui, après avoir chassé de l’Église un chrétien coupable d’un grand crime, l’y fait rentrer, pour que sa douleur excessive, fruit du repentir, ne le consume pas.
« Or, continue-t-il, dites-moi, Olympias, si l’apôtre ne permet pas qu’un homme aussi criminel se laisse plonger dans le chagrin ; s’il a recours au plus extrême des moyens, le pardon, pour arrêter cette plaie de la tristesse, persuadé que tout excès est diabolique, ne serait-ce pas une folie, une démence véritable de vous laisser abattre pour les péchés d’autrui?. ..-Si vous me dites encore : Je veux, mais je ne puis pas, et moi aussi je vous répéterai : Vaines excuses, inutiles prétextes! Quand de noires pensées vous assailleront, ou que vous entendrez quelque récit capable de les réveiller en vous, retirez-vous daus le fond de votre conscience, et pensez au jour terrible où le monde sera jugé. Devant celui qui n’a besoin ni d’accusateurs, ni de témoins, personne ne répond pour un autre; à chacun ses actions, à chacun sa sentence. Songez-y et opposez une frayeur salutaire ù cette tristesse qui sert d’instrument au démon, puis engagez la lutte avec fermeté; il vous suffira d’un peu de décision pour que le sombre tissu disparaisse plus promptement qu’une toile d’araignée... »
Eh! pourquoi donc Olympias se laisserait-elle troubler pour les péchés d’autrui, et, persécutée, s’exposerait-elle à périr pour les crimes des persécuteurs? Olympias peut comparaître telle qu^elle est et sans