Chrysost., de Sacerdot,, m
sion de pouvoir aucune règle de droit, les titulaires du siège de Byzance s'étaient attribué, sur leurs collègues des diocèses administratifs de Thrace, d'Asie et de Pont, une juridiction qui avait été confirmée par l'usage ^ C'était donc une chose grave en tout temps que l'élection d'un évêque de Constantinople, et elle se compliquait en ce moment d'embarras nouveaux parla présence de plusieurs évoques réunis à Constantinople, qui réclamèrent le droit ou de la diriger ou de la contrôler. Leur nombre ne fit que s'accroître à mesure que le bruit de la vacance se répandit en Orient, et il se forma près du siège à remplir une sorte de concile împro^risé avec lequel durent compter les électeurs et le gouvernement lui-même*.
A la tête de ce petit concile se trouvait un homme remuant et dangereux, le patriarche d'Alexandrie, Théophile, prêtre d'un savoir reconnu, mais d'une moralité contestée, machinateur infatigable d'intrigues, influent à la cour, plein de séduction près des autres évêques, habile enfin à déguiser un esprit dominateur sous des apparences de désintéressements Ses prétentions à la fidélité envers ses amis, à la justice paternelle envers son clergé, n'avaient au fond d'autre motif que son intérêt, et la protection parfois bruyante dont il couvrait les autres n'était qu'une manœuvre pour les enchaîner sous lui ou les désarmer. Dans la circonstance présente, Théophile voulait s'emparer de