‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 12 sur 251 · Rcs incompositas, fateor, tumidasque reliqui · texte numérisé non relu

Rcs incompositas, fateor, tumidasque reliqui

Claud., de BelL Gild,, v. 293.

3. Eo8 prœsentî commendarct parenti : et de subditis sibi et commissis tostari debuit, ut legata dimitteret, fidei commissa signaret. Am- '-'•os., de Obit, Theodosii, 5.

mariant à sa nièce Sérène, élevée près de lui comme une fille. Il crut sage, en mourant, de remettre la protection de tous les siens aux mains de cet homme comblé de ses bienfaits, et en lui conférant la tutelle légale d*Honorius, son second fils, à qui il laissait l'Empire d'Occident, il le pria de yeiller également sur Arcadius l'aîné, déjà Empereur d'Orient, et de ne les point distinguer dans son amour ^ Cette pieuse sollicitude d'un père mourant envers ses fils, ce mandat de protection donnée un gendre et à un ami, Stilicon les présenta plus tard comme un acte politique, une délégation expresse de la direction des deux princes et de la régence des deux Empires * ; mais Arcadius avait près de lui, comme préfet du prétoire, un autre ministre de son père, à qui celui-ci, en quittant Gonstantinople, avait confié la garde de ce fils et l'administration du domaine oriental. Or le préfet d'Arcadius n'était pas homme à se laisser déposséder sans résistance. On pouvait entrevoir là plus d'une cause de dissension; aussi l'Empereur catholique eut à peine fermé les yeux que la discorde éclatait autour de son cercueil avant de passer de sa famille dans l'Empire.

Arcadius avait alors dix-huit ans, et son extérieur révélait au premier coup d'œil une extrême débilité d'esprit et de corps. Il était petit, grêle, presque noir, et sa physionomie timide, ses paupières à demi baissées

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