‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 129 sur 251 · Principe quani largo veniat · texte numérisé non relu

Principe quani largo veniat

Ciaud., m Euir., II, v. 189.

H. Bene vava, Gruthungus

txcolet, et certo disponct sidère vîtes.

Ciaud., m Eutr., II, v. 19G, 197.

sont riches et flères; les filles d'Argos et de Lacé— démone tremblent devant elles, et les célèbres beautés de la Tbessalie sont les servantes de leur maison ^ Mais, moi, j'ai épousé un homme faible et sans coeur, un Goth dégénéré qui renie les mœurs de ses pères et prétend être fidèle à des maîtres, un lâche qui aime mieux vivre en sujet sur un champ qu'on lui prête que de le ravir lui-même et de le posséder par le droit de Tépée. Ces grands mots de justice et de fidélité dont on se couvre, au fond que signifientils, sinon qu'on n'ose rien, parce que le courage manque? Les Romains nous enseignent eux-mêmes en ce moment comment on récompense les fédérés qui observent les traités et comment on punit les autres. « Toi, tu vas humblement réclamer ce qui t'est dû, on te chasse. Alaric vivait pauvre dans les contrées de la Mésie: irrité d'un refus, il envahit TÉpire, il la pille, et on Ten fait gouverneur. Tu me diras peut-être : « Alaric avait une grande armée, et je compte à peine (( quelques soldats! » C'est vrai, mais la guerre t'en donnera; et puis as-tu affaire à des hommes? Vois plutôt celui qui les commande et qui marchera devant leurs aigles... Écoute donc mon conseil et suis-le; reprends enfin ta vie de Barbare. Les Romains te méprisent fidèle et te foulent aux pieds : ils te craindront rebelle et t'admireront; puis, quand tu seras enrichi de butin

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