Crassa mole Lco abuadans
Corporis, exiguusque animi, doctissimus artis Quondam lanifics, moderator pectinis unci.
Claud., in Eutr.^ II, v. 377 et scqq. — Cf. Eunapii Frag, 76, inter Fragm, Historic. grœcorum, t. IV, p. 48, éd. Didot.
phore rendit confiance aux provinces dévastées. Les citoyens prirent les armes et s'organisèrent. De la Phrygie, où ils ne laissaient que des ruines, les 6rutlionges avaient passé dans la Pisidie; mais ils y trouvèrent une sérieuse résistance chez les monti^gnards du Taurus. Ceux-ci, trompant Tribigilde, qui ne connaissait point le pays, le poussèrent dans des défilés qu'il reconnut trop lard impraticables à sa cavalerie. Il approchait alors de Selgé, ville autrefois peuplée et guerrière, réduite à n'être plus qu'un petit bourg fortifié sur une colline, mais appelée par sa position à commander les gorges oiï l'ennemi s'engageait.
Décidés à se débarrasser de ces brigands, et conduits par un ancienofficier d'un grand courage,nomméValeDtinus, les habitants allèrent, à l'approche de la nuit, se poster sur les hauteurs, d'où, se démasquant tout à coup, ils firent pleuvoir au fond de la vallée une telle avalanche de pierres que les lignes l)arbares furent rompues et une partie de la troupe ensevelie sous un amas de rochers. Le vallon aboutissait à un escarpement d'une prodigieuse hauteur que l'on ne pouvait franchir que par un sentier tortueux, à peine asseï large pour deux hommes de fronts C'est là que Valentinus se proposait de rejoindre au point du jour les Gruthonges, pour les exterminer, et il avait confié la défense du sentier à un autre habitant de Selgé» nommé Florentins; mais celui-ci, gagné par l'argent de Tribigilde, lui livra passage ^ Les Gruthonges étaient