‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 141 sur 251 · Pallad. VU. Chrysost., p. 35; — Zosim., v · texte numérisé non relu

Pallad. VU. Chrysost., p. 35; — Zosim., v

3. Quumque sua in potcstate Trlblgildi animum haberet,... penonam ejus gerens, pacem cum principe facit, Zosim., y, 18.

CHUTE ET MORT D'EUTROPE %hi

comme de puissance à puissance, et leurs deux armées se réunirent, ou plutôt Tribigîlde devint le lieutenant de son parent Gaïnas, généralissime des Goths auxiliaires ou fédérés en commune révolte contre l'Empereur. L'Asie était à leur discrétion ; ils achevèrent de répuiser par des contributions publiques et par le pillage^. Gainas avait dû s'attendre à une attaque de la part des troupes romaines qui se trouvaient encore en Europe ; ne voyant rien venir, il prit l'oflfensive et envoya Tribigîlde sur THellespont menacer Constantinople à revers, tandis qu'il la tenait en échec du haut des rochers de Chalcédoine '. Dans cette situation, il ouvrit des négociations avec Arcadius. Sa prétention affichée tout d'abord fut de traiter directement avec le prince, de n'avoir affaire qu'au prince, a les intérêts d'un homme tel que lui, disait-il dans son langage insolent, ne devant point être discutés devant un conseil de femmes ou par des ministres soumis à l'influence d'une femmes » Et afin de bien montrer que sa volonté en ce point était immuable. Gainas exigea qu'on lui livrât les trois plus intimes conseillers de l'Empereur, le préfet du prétoire Aurélien, Saturninus, mari de Castricia, et le comte Jean, intendant des largesses, pour en faire ce qu'il lui plairait. Ces choix, surtout celui du comte Jean, dénotaient un dessein arrêté d'attaquer personnellement l'Impératrice. A

1. Rebas omnibus, quse semet offerrent, Barbaroram comitantium direptioni concessis. Zosim., v, 18. — Sozom., vin, 4.

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