‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 145 sur 251 · Bios universos occidit. Zosîm., f · texte numérisé non relu

Bios universos occidit. Zosîm., f

2. Uldes, capite ipsius ad Ârcadium misso, muueribus cultus est. Zosim., V, 22.

Stilicon : Rufin, Ëutrope et Gainas avaient Tun après l'autre péri de mort violente. Stilicon gouvernait toujours l'Occident ; il le gouvernait avec plus de puissance et d'éclat que jamais, tandis que le sceptre de rOrient voué à un ballottement perpétuel, venait de passer des mains d'un eunuque dans celles d'une femme. Associée au gouvernement et devenue l'égale de l'Empereur, la fille des Bructères et des Sicambres sembla ramener dans l'histoire romaine les temps d'Agrippine et de Livie. Sa statue, portée à travers les provinces comme celles des Césars, y reçut des adorations presque païennes; ce ne fut pas assez : il fallut qu'une de ses images, fondue en argent massif et dressée au haut d'une colonne de porphyre, vint sur le forum de Constantin dominer le tribunal, et le sénat, et l'église elle-même. Cet excès d'orgueil la perdit; elle trouva là en face d'elle Chrysostome, cet autre souverain de Constantinople, qui s'était fait de la multitude une milice ardente et dévouée. Alors commença entre Augusta et l'évêque la lutte fameuse qui remplit de troubles tout l'Orient, et eut pour incidents des émeutes, des conciles pleins de scandales et de tumulte, deux exils, deux condamnations épiscopales^ Sainter Sophie en cendres, et Constantinople, avec les merveilles des arts, à moitié ruinée par la flamme ^ •

1 . Ces événements si dramatiques sont racontés dans le volume de mes Récits intitulé Saint Jean Chrysostome et Vimpératrice EudoxU*

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