‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 150 sur 251 · Incusat spcs œgra moras^ longiquc videntur · texte numérisé non relu

Incusat spcs œgra moras^ longiquc videntur

Starc dies. . .

Ciaud., de Nupt. Honor, et Mariœ, v. 14, 15.

trop beaux vers, sa muse était trop nourrie des grandes idées mythologiques pour s'abaisser à des inventaires de mobiliers ou à de puériles descriptions de jeux et de fêtes. Cependant, malgré sa riche imagination, et quelque soin, j'allais dire quelque malicieuse coquetterie, qu'il mette à entourer les jeunes époux chrétiens des plus gracieux emblèmes du paganisme, il n'a pu échapper au sentiment de la réalité, et quand on le lit attentivement, on découvre sous le voile des symboles et dans les vagues formules du langage convenu les traits dominants d'un tableau que Thistorien peut compléter sans crainte d'erreur.

Nous voici transportés d'abord au milieu des apprêts, la veille ou l'avant-veille du jour qui verra s'accomplir Tauguste hyménée. Le poëte nous montre le palais envahi par une troupe d'amours et de nymphes que Vénus prépose à Tarrangement des appartements impériaux. Laissons de côté la fiction, et voyons tout simplement dans ces messagers mythologiques des intendants, des serviteurs et des esclaves obéissant aux ordres de Sérène. Ils se mettent à l'œuvre, et le palais est bouleversé. Les uns tendent des courtines de pourpre au-dessus des cours, d'autres attachent des guirlandes de feuilles et de fleurs aux murs et aux portes, d'autres enfin s'occupent de Tatrium; on court, on se heurte, on se dépêche. « De toutes parts, dit le poëte, des lustres sont suspendus aux chaînes qui les attendent, afin qu^une si belle nuit soit plus éclatante que le jour\ »

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