Nobilibus gazis opibusque cubilia surgant
Barbaricis : omnos thalamo conferte triumphos.
Glaud. , (26 ^u^%. Honora v, 226, 227.
•riers des seuls parfums du vin. Cependant la flûte remplace le clairon, le chant fait taire la trompette, les (égions, vêtues d'une tunique blanche par-dessus leurs cuirasses, s'avancent sans armes à la rencontre de l'Empereur. Voici Stilicon, voici son gendre ; des acclamations enthousiastes les accueillent; il n'est pas un chef, pas un soldat qui ne fasse pleuvoir les fleurs à brassées sur leurs têtes : un nuage de pourpre les enveloppe ^
Mais quel sanctuaire mystérieux s'ouvre devant nous? C'est la chambre de Sérène; elle est là donnant une leçon à sa fllle : lès auteurs grecs et latins sont entassés pêle-mêle autour d'elle. Tout à coup les livres sont repoussés, la leçon est interrompue : on vient. C'est Honorius qui envoie du palais impérial à sa fiancée les joyaux sacrés des Impératrices. L'écrin séculaire se déploie sous les yeux de Sérène et de sa fille : cette parure est celle que portait Livie, voilà celle d'Agrippine et les diadèmes des épouses superbes des Césars. Marie les parcourt d'un œil étonné; mais leur éclat pâlit devant celui de ses regards. On choisit pour la nouvelle Augusta tout ce qui, en flattant son goût, peut le mieux accompagner sa beauté et relever en elle la splendeur du rang suprême*.