Ncc miles pluvîse flores dispergere ritu
Cessât, purpureoque ducem perfundere nimbo.
Claud., de Nupt. Honorii, v. 297, 298.
:2. Jam muaera nuptse
Prseparat, et pulchros. Marias sed luce minores, Eligit ornatus, quidquid yenerabiiis olim Livia, divorumque nurus gessere superbœ.
Gaud.) de Nupt, Honorii^ v, 10 et seqq.
'26k RÉCITS DE L'HISTOIRE ROMAINE
Le moment est venu où la pronuba doit paraître; on appelait ainsi la femme qui présidait aux noces du côté de l'épousée : c'était d'ordinaire une grave matrone, mariée ou veuve, mais qui n'avait eu qu'un mari, afin de ne point attrister le nouvel hymen par un augure sinistre. Sa fonction est de veiller à Taccomplissement des rites religieux ou civils ; elle dispose, elle commande en souveraine; c'est elle qui pare la mariée, qui la conduit à la maison du mari, qui la place de ses mains dans le lit conjugal. Au temps de Glaudien, la mère de la fiancée remplissait le plus souvent près de sa fille cet ofûce de douce et chaste protection : le poète en charge ici la déesse Vénus, qui accourt exprès de Cythère avec son cortège habituel d'Amours. Singulière pronuba pour une chrétienne et pour une bru de Théodose ! Mais la poésie païenne, dans ses formules, avait des licences que tout Romain devait accepter sous peine de rusticité ou d'ignorance. Il avait bien fallu que l'Empereur catholique, qui punissait les blasphémateurs, se laissât traiter lui-même de Dieu, et apprît en vers et en prose quelle place il occuperait un jour dans roiympe.
La déesse, de ses doigts divins, fixe donc Taiguille dans les cheveux de Marie; elle serre ses vêtements autour de sa taille, et entoure son front virginal du voile couleur de pourpre K Sérène se tient près de sa fille; presque aussi belle, elle attire presque autant les regards, et ceux de la déesse ne savent plus à laquelle