‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 155 sur 251 · Non labra rosœ, non colla pruinœ · texte numérisé non relu

Non labra rosœ, non colla pruinœ

Non crines sequant violsej non lumina flammœ.

Claud., deNupt. Honoriiy v, 265, 266.

fi. flore sub uno

Ceu geminœ Pœstana rosse per jugera régnant, Hœc largo matura die, satarataque vernis Roribus indulget spatio, latet altéra jiodo Nec teneris audet foliis admittere soles.

Claud,, de Nupt. Honoriiy v. 246 et seqq.

espèce de chanson composée pour les convives, et que souvent le peuple répétait au dehors, en raccompagnant d'une pluie de noix lancée sur les époux. La licence antique se donnait carrière dans la composition de ces chants, dont Tusage était venu de Fescennium, ville d'Étrurie, et qui de bonne' heure avaient pris dans la langue latine Tacception de chansons ou de vers obscènes K Ceux de Glaudien n'ont point ce caractère. Malgré Tentrainement de la coutume et aussi celui du sujet, la muse païenne se rappela qu'elle chantait pour un auditoire chrétien, et que T austère nièce de Théodose était présente. On trouve même à côté des descriptions voluptueuses, inséparables d'un tel poème, des strophes d'une sérieuse mélancolie, qui nous offrent comme un avant-goût de la poésie moderne; j'en transcrirai quelques-unes en terminant :

« Heureuse celle qui bientôt te donnera le nom d'époux et échangera avec toi les prémices de son amour I

« Que la nature entière partage leur bonheur! Le printemps est l'âge nuptial du monde : terre, couronnetoi de toutes ses fleurs, c'est l'hymen de ton maître qu'il faut célébrer. Les forêts et les fleuves mêleront leurs voix au bruissement profond de l'Océan.

« Plaines de la Ligurie, monts des Vénètes, applau-

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