‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 159 sur 251 · Cod, Theod., XVI, tit. m · texte numérisé non relu

Cod, Theod., XVI, tit. m

évêques, prises sous le gouvernement d'Eugène, dans une pensée de rancune et de persécution, par les magistrats des villes, presque tous païens : impositions extraordinaires, rappel des exemptions pour une certaine catégorie de charges dites sordides, qui ne s'appliquait point aux classes élevées de la société ; vexations de tout genre qui allaient frapper jusqu'à l'évêque de Rome \ Ces désordres cessèrent.

Une autre satisfaction fut donnée aux catholiques par les rudes pénalités que la loi prononça contre certaines hérésies dangereuses par leur immoralité, comame celle des manichéens, ou par leur turbulence, comme celle des donatistes* ; toutefois, on put remarquer que Stilicon ménageait la communion arienne, qui comptait de nombreux prosélytes dans le nord de l'Italie et aussi parmi les auxiliaires barbares.

Vis-à-vis du sénat, l'attitude du régent fut respectueuse et digne. Il recourut à ses délibérations dans les affaires graves, telles que la paix et la guerre, les levées d'hommes et d'argent % les relations avec l'Empire oriental, tandis qu'auparavant le conseil du prince suffisait pour les grands intérêts, et que le sénat s'était vu réduit de proche en proche au rôle d'une assemblée municipale. Stilicon voulut aussi qu'il conservât la liberté de certaines cérémonies religieuses inhéren-

1. Cod. Theod., XVI, tit. ii, 1. 30; XI, tit. xvi, de Extraordinarii^ sive sordidis muneribus, 1. 21 et 22.

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