‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 160 sur 251 · Cod. Theod., XYI, v. 35 et · texte numérisé non relu

Cod. Theod., XYI, v. 35 et

3. Neglectum Stilicho per tôt jam ssecula morem Rettulit, ut ducibus mandarcnt prœlia Patres.

Claud., de Laud. Stilich,, i, v. 328, 329.

tes à ses attributions civiles, sans toutefois lever les restrictions apportées par Théodose à Texercice de l'ancien culte, ni lui rendre les subventions que ce culte recevait jadis de TÉtat.

Une des choses qui concilièrent le plus au régent la faveur des habitants de Rome, ce fut le dessein qu'il laissa percer d'y ramener un jour l'Empereur et le siège de l'Empire, afin de rajeunir l'autorité des Césars en la retrempant pour ainsi dire dans les souvenirs de la Ville éternelle. L'aristocratie applaudissait à ses généreuses pensées et venait grossir sa cour : Sym" maque l'encourageait S Glaudien le chantait, le sénat lui votait des statuesS et Flavius Stilicon s'enivrait de cet encens; mais dans le fond il restait toujours aux yeux de Rome un Romain de hasard, et moins que cela, un demi-Barbare, un Vandale.

Cette hautaine aristocratie latine qu'il avait restaurée dans ses honneurs, dans ses richesses, dans une puissance qu'elle ne connaissait plus depuis longtemps, reprit bientôt, avec la sécurité, son arrogance vis-à-vis des princes chrétiens et sa haine contre le christianisme; elle se remit à le harceler sourdement par une guerre de moqueries, de menaces, de calomnies, de prophéties prétendues, colportées dans les campagnes, et auxquelles hérétiques, j uifs et philosophes mêlaient des clameurs d'une autre sorte. Si l'on ne criait plus, comme au temps de Tertullien : « Il pleut I — Les

1. Itaquc Domino nostro Honorio divinas stirpis Augusto benefacieadi semper addis calorem. Symm., Ep* iv, 12. — Cf. Ep» 7.

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