‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 162 sur 251 · Advexit reduces secum Victoria Musas · texte numérisé non relu

Advexit reduces secum Victoria Musas

Et sertum vati Martia laurus erat.

Claud.» de Consul. Stilich*, Praef.^ v. i9,*lQ»

concevoir la puissance, la parole raconter la gloirtf f Regarde : ses sept collines ne nous représentent-elles pas les sept zones de l'Olympe, tandis que les faites dorés de ses monuments luttent d'éclat avec les astres qu'ils touchent? Reine par les lois autant que par les armes, si elle a étendu son empire sur tous les hommes, son enceinte a été pour tous le berceau du droit. C'est elle qui la première^ bien moins maîtresse que mère, a ouvert son sein aux vaincus, réchauffant le genre humain par la communication de son âme divine, faisant citoyens ceux qu'elle avait domptés, et se rattachant par un lien pieux les contrées les plus lointaines. Tous, qui que nous soyons, nous devons à sa domination pacifique de trouver partout la patrie. Sans quitter son pays, le Romain peut visiter Thulé, cette borne de la terre; il peut boire à son gré dans les fleuves romains ou l'eau de l'Oronte ou celle du Rhône: habitants de l'univers, nous lui devons de ne faire tous qu'une même nation*. »

Au retour du nouveau consul, Honorius fit avec lui une visite du nord de Tltalie. On le trouve le 27 mars à Altino, et, pendant les mois d'août, septembre et octobre, à Brixia, à Aquilée, à Ravenne surtout, où son séjour se prolongea. Ravenne commença dès lors à disputer à Milan le siège du gouvernement impérial.

1. Qua nîhil in terris complcctitur altius aether; Cujus nec spatium yisus, nec corda decorem, Nec laudem vox ulla capit...

Claud., de Consul, Sttlich.y v, i'ii et seqîï.

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