‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 170 sur 251 · Spem vano terroro fovens, si forte remotis · texte numérisé non relu

Spem vano terroro fovens, si forte remotis

Praesidiis, urgente metu, qua vellet, obirem Gonditiono fldem... *

Claud. , de Sexto consul, Honorii, v. 447 et seqq.

C'est Honorius qui parle ainsi.

le galop des chevaux, donnèrent aussitôt Talarme. On accourut de tous côtés sur le rempart. « Étaient-ce des amis ou des ennemis? » se demandait-on, lorsqu'on aperçut Taigrette qui ombrageait le casque du régent. Pour se mieux faire reconnaître, lui-même s'avançant au pied de la muraille, se découvrit et montra sa tête d'une blancheur éclatante, car, dans la maturité de l'âge, Slilicon avait déjà les cheveux d'un vieillard ^ Un cri de joie parti du rempart se propage aussitôt dans toutes les rues, les magistrats accourent aux portes, et Stilicon, entouré d'une foule enthousiaste, gagne le palais impérial : la ville se croyait sauvée ^

Elle rétait en effet, et avec Stilicon la confiance entrait dans Tarmée romaine, le découragement dans celle des Goths. Alaric, voyant son plan déjoué et craignant d'être enfermé lui-même entre les légions qui descendaient les Alpes et la garnison de la ville, fit retraite prudemment, et établit son quartier dans la Vénétie, où il se mit à tout ravager. Stilicon profita de ce temps de répit et de l'arrivée des légions qui le suivaient, pour prendre une mesure quil jugeait indispensable, vu le caractère d'Honorius. Milan était un poste trop menacé pour y laisser un jeune prince et des eunuques qui se mouraient de peur; Ravenne

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