Infensi comités; odcre propinqui
Claud. , de Sexto Consul, Honorii, v. 315.
en fugitif dans son gouvernement d'IIlyrie, toujours présente à son esprit, le déchirait surtout comme une insupportable torture. Il n*y tint plus lorsque, parvenu dans sa retraite entre le Mincio et l'Adige, il vit dans la forte place de Vérone un moyen de renouveler la lutte et de rappeler peut-être la fortune : il s'y jette donc, s'y renferme et défie Stilicon.
La guerre recommence alors aux bords de FAdige, acharnée des deux parts et presque sans quartier. Le siège durait : la famine et la peste se mirent dans cette malheureuse ville ; les Goths surtout souffraient, et leur mécontentement contre le chef qui les sacrifiait ainsi à son orgueil alla jusqu'à la sédition. Alaric, désespéré, quitte la ville à Timproviste, et se réfugie dans la vallée de TAdige, pour gagner ensuite la Rhétie, ou, s'il le peut, les Gaules ^ mais Stilicon le bloque de toutes parts. En vain retranché comme un lion dans une citadelle de rochers, il brave les menaces des soldats romains qui amenèrent devant lui ses fils enchaînés, comme pour les égorger à ses yeux^ en vain il déjoue toutes les ruses et repousse tous les efforts, la faim le chasse encore de ce repaire, car son cheval en est réduit à manger l'écorce des arbres. Recueillant tout ce qui lui restait de forces, il fait une trouée dans les lignes romaines, et parvient à s'échapper sans que Sti-
i. .... Occulto tentabat tramitç montes,
Si qua per scopulos subitas exquirere posset In Rhsetos Gallosquc vias...
Claud., de Sexto Consul. Honorii, v. 230 et seqq