‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 177 sur 251 · Captivaque pignora monstret · texte numérisé non relu

Captivaque pignora monstret

Claud. , de Sexto consul. HonoriU v. 243.

DÉFAITE D'ALARIC A POLLENTIA 307

licon puisse ou ose Farrêter. Telle fut la fin de la campagne de Pollentia.

Romç était délivrée du plus grand danger qu'elle eût couru depuis bien des siècles; tous les cœurs romains le sentirent, toutes les voix proclamèrent Stilîcon le sauveur de la patrie. Les païens comme les chrétiens, le poëte Glaudien comme le poète Prudence se firent les interprètes de la reconnaissance générale, celui-là au nom des anciens dieux, celui-ci au nom du Christ: au fond, le sentiment était le même; les deux cultes se donnaient la main dans une étreinte fraternelle au sortir d'un péril commun. Rome chrétienne disait « notre Stilicon* », comme Rome païenne « mon Scipion, mon Marias*. » Les partis se taisaient, laissant parler l'Italie.

On ne se doutait pas encore que ce n'était point Alaric, mais Stilicon qui avait été défait à Pollentia ; qu'Alaric, quoique arien, était un chrétien fidèle et pieux qui ne voulait pas combattre le jour de Pâques, tandis que l'impie Stilicon violait de gaieté de cœur la sainteté de cette fête, ou plutôt l'avait fait violer traîtreusement en livrant la conduite de la guerre à un général païen ; qu'Alaric enfin avait été appelé en Italie par Stilicon lui-même, dans la pensée d'opprimer l'Empereur, et que dix fols, pendant la campagne, le Barbare aurait pu être détruit, mais que Stilicon le laissait

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