‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 179 sur 251 · Gothofred., Chronogr., Cod. Theod,^ ad ann · texte numérisé non relu

Gothofred., Chronogr., Cod. Theod,^ ad ann

2. His annis, qui lustra mihi bis dena recensent, Nostra ter Augustos intra pomœria yidi.

Claud., de Sexto consul, Honorii, v. 392^ 393«

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de pitié. César tirait vanité des combats livrés en Gaule; Pharsale, il n'en parlait pas!. . . Vos trophées, à vous, prince, sont purs de toute souillure civile; conquis sur un Barbare furieux, ils absoudront les coupables triomphes qui ont affligé mes murailles! ... * » Ces belles et mélancoliques paroles durent pénétrer au fond de toutes les âmes. Il y avait plus qu'un noble courage à les prononcer devant un fils de Théodose ; avouées par lui, dictées peut-être par Stilicon, elles prenaient l'importance d'une déclaration politique et d'un engagement de liberté pour l'avenir.

Rome voulait recouvrer un ancien droit ; Milan en revendiqua un nouveau. Devenue, dans l'organisation tétrarchique de Dioclétien, la résidence de l'Auguste d'Italie, cette ville se regardait depuis plus d'un siècle comme la métropole de l'Occident. Elle avait donc envoyé dès la fin de la guerre une députation à Ravenne pour combattre la députation de Rome, dans ses prétentions sur l'Empereur et le siège de l'Empire: le droit de Milan se fondait sur une possession centenaire, ainsi que l'exposait un mémoire dressé par la municipalité elle-même, et que devait soutenir l'ex-consul Mallius Théodorus, chef de la députation *. Le plaidoyer de Milan ne prévalut pas contre celui de Rome, mais les deux villes continuèrent la lutte avec une vivacité qu'ex-

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