‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 181 sur 251 · Rcpentinoiinpetu...Oros.,yn · texte numérisé non relu

Rcpentinoiinpetu...Oros.,yn

2. Ex transistrianis et transrhenanis Gclticisque, Germanicisqne nationibuscollecti... Zosim., y. 26.

3. Nam fuisse in populo ejus plus quam ducenta millia Gothorum ferunt. Gros., vu, 37. — Marcellia. com., Chron.

4. Radagaisius ('PoSoYaîao;) ex transistrianis et transrhenanis Cel' ticisque Germanicisque nationibus coUectis hominum quadringeotis millibus, ad transeundum se parât. Zosim. , v, 26.

5. Gothorum, qui cum Radagaiao erant, primarios viros Optimatod appellatos ait,duodecim fere millium numéro*. • Olimpiod., Fragm,9 {Fragm. historicor, Grœc>, t. IV, p. 59, éd. Didot). — Augu8t.t «erw. 105.

avec dévotion ses sombres divinités, et leur sacrifier victime sur victime. Il se vantait de leur préparer une hécatombe, a gui apaiserait pour longtemps, disait-il, leur soif de sang humain^ » : cette hécatombe, c'était la population de Rome qu'il avait vouée tout entière à la destruction. Gomme s'il eût eu hâte, en effet, d'accomplir son vœu, il ne séjourna point dans la Haute- Italie, il ne perdit point de temps à piller, mais se dirigea à grandes journées vers la route qui conduisait de Bologne à Rome, à travers les Apennins et l'Étrurie. Son armée, pour la facilité de la marche, se divisa en trois corps dont il commandait le premier et le plus nombreux*. Tout dans cette invasion avait été inattendu, rapide, irrésistible.

Stilicon, surpris cette fois, n'eut que le temps de se renfermer dans Pavie où il se tint en observation, tâchant de rallier autour de lui les forces disséminées dans la Haute-Italie. Il réunit ainsi trente légions qui ne représentaient guère à cette époque qu'un effectif de trente mille hommes de troupes nationales % auxquelles s'adjoignirent une division de fantassins goths sous les ordres de Sâr ou Sarus, espèce de géant barbare dont l'audace égalait la force prodigieuses un corps de cavalerie hunnique commandé pai* Uldin, un

1. Omnem Romani generis sanguiaem diis suispropinaredevoverat. Oros., vu, 37*

2. In très partes per diverses principes diversus exercitus... Prosper., Chron,

3. Erant autem legiones triginta cum aliis sociorum auxiliis, que ab Alanis et Hunnis impetrare potuerat. Zosim., v. 26.

4. Sarus qui et robore corporis. Oros., vii, 37. — Zosim. v. 3i.

?A!x RÉCITS DE L'HISTOIRE ROMAINE

des rois de cette nation, et quelques escadrons alains'. Sitôt qu'il eut aperçu le mouvement de Tennemi ters Bologne et l'Apennin, il partit lui-même précipitamment pour gagner, le long de la mer, les plaines de la Toscane et saisir Radagaise, s'il était possible, à la descente des montagnes; mais, quelque diligence qu'il fît, il arriva trop tard : Radagaise était déjà devant Florence, dont il faisait lui-môme le siège, tandis que les deux autres divisions de son armée se répandaient au loin pour réunir du butin et des vivres.

Déjà Florence aux abois parlait de se rendre, lorsqu'un citoyen de haut rang vint trouver les magistrats et leur dit que la nuit précédente F évoque Ambroise lui était apparu, et ordonnait de tenir bon jusqu'au lendemain, qui serait le jour de la délivrance. Cet homme avait reçu autrefois sous son toit l'évoque de Milan, mort depuis quelques années, et les Florentins aimaient à voir un protecteur de leurs foyers dans ce saint qui avait été leur hôte. Soit que les magistrats crussent à la vérité de l'apparition, soit qu'ils cédassent à un sentiment patriotique en essayant un dernier effort, la défense du rempart fut reprise, et on attendit. Le lendemain, Stiiicon paraissait en vue de la ville*. Radagaise, surpris à son tour, tenta à peine de combattre. Chassé de ses lignes par l'armée romaine et repoussé

1. Adsunt (JldiD et Sarus, Hunnorum et Gothorum duces, pnesidio Romanoruni. Oros. , vu, 37. — Uldia est appelé Virdinius par quelques auteurs, et Uldès (OuX6t)c) par Zosime.

2. Altero die, adveniente Stilichone... facta est de hostibus Victoria. Paulin., Vit. «• Ambros,^ 50.

répée dans les reins vers TArno supérieur \ il gagna en désordre la ville de Fésules, aujourd'hui Fiesole, à trois mille de Florence». Là, sans se donner le temps de rallier ses bandes éparses, il se retrancha sur une montagne qui formait une des dernières élévations de l'Apennin. Stilîcon ne chercha point à l'y forcer; il se contenta de l'entourer d'une ligne de blocus, comme il avait fait d'AIaric en Arcadie, sur la montagne de Pholoë.

Le combat de Florence avait été vivement et heureusement conduit; la bravoure des légions s'était montrée sans reproche; toutefois l'honneur de la journée appartint à Tinfanterie gothe de Sarus et à la légère cavalerie hunnique, qui, battant le pays, massacra tous les Barbares qu'elle put atteindre, et dispersa le reste. Bloquée au sommet d'une montagne aride et escarpée, sans eau ni vivres, l'armée de Radagaise ne tarda pas à souflTrir de la faim et de la soif^ C'était le calcul de Stilîcon, qui voulait laisser l'ennemi se consumer lui-même, et contenait l'ardeur du soldat romain dans ses retranchements, où les vivres et le vin étaient à profusion. Aussi n'éprouva-t-il que de faibles pertes, tandis que les masses barbares, comme dans un spectacle funèbre joué sous ses yeux, passaient de la famine à la peste et de la peste à la frénésie du désespoir. Les malheureux ne cherchaient même pas à se battre, la contagion et la peur

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