‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 184 sur 251 · August., Ep. 50, 0pp., t. II, col · texte numérisé non relu

August., Ep. 50, 0pp., t. II, col

MORT DE STILIGON 321

On comprend qu'avec une pareille exaltation des esprits, le gouvernement de Stilicon et ses timides tempéraments ne contentèrent bientôt plus personne : païens et chrétiens Tattaquèrent à la fois. Les souvenirs des guerres civiles furent invoqués contre lui, et il redevint, dans les conciliabules du polythéisme, le spoliateur du Gapitole, le destructeur des livres sibyllins, un sacrilège, un parricide « voué au Tartare à côté de Néron, et plus criminel que Néron, car le fils d'Agrippine n'avait tué que sa mère, et Stilicon tuait Rome, la mère du genre humain ))\ Ainsi s'exprimait, dans des vers que nous avons encore, le poète gaulois Rutilus, préfet de Rome quelques années après et païen convaincu. Les conciliabules chrétiens le ménageaient encore moins, et ils mettaient dans leurs attaques un concert, une autorité morale qui manquaient aux autres. Toutefois, n'osant pas accuser de paganisme un homme si odieux aux vrais païens, on en accusa son ûls Ëuchérius^

Ce jeune homme, qui venait d'atteindre sa dix-septième année, avait reçu l'éducation romaine la plus libérale, la plus complète qu'on pût recevoir en ce siècle; mais plus elle était complète, plus les professeurs, que le rang et la gloire du père attiraient près du fils, avaient de renommée dans les sciences pro-

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