Cod, Theod., IX, tit. xlii
3. His omnem repetendi viam jubemus esse prseclusam* Cod. Theod., IX, tit. xlii, I. 22.
ayant mis dans sa conduite une modération dont Thistoire le loue, se vit dénoncer auprès d'Olympius : il savait ce que valaient les maîtres qu'il servait, et, sans perdre le temps à se justifier, il se sauva précipitamment dans une église ^
L'exil, la relégation, l'emprisonnement, marchaient de pair avec les confiscations. Les anciens soldats de Stilicon étaient particulièrement suspects ; on leurinterdit l'accès de Rome et celui de Ravenne, lors même que leur congé de vétérance était régulier et qu'il avait été obtenu sans faveur : en cas d'infraction à la défense, on les déportait'. La terreur était générale. Tout entier au sentiment de son triomphe, le parti ciitholique excusait ces crimes ou les atténuait pour n'avoir pas à en rougir. « L'Église et le prince, nous dit le représentant historique de ce parti, Orose, furent ainsi sauvés à bon marché par le châtiment de quelques pervers'. » Le langage des écrivains polythéistes est au contraire sombre et douloureux. « C'était, disent-ils, le règne du mauvais génie; en l'absence du bon, qui s'était retiré de la terre, il troublait à son gré toutes les choses humaines ^ ))
A l'aide de ces cruautés et du bouleversement des plus hautes fortunes, la réaction religieuse voguait à pleines voiles. Olympius, dès son arrivée à la maîtrise
1. Ob humanitatem miseris prœstitam pœnas luiturus.... nisi fort» quamdam in ecclesiam christianorum se recepisset. Zosim., y, 43.