Cod. Theod., XVI, v
2. Quid illud alterum gcnus morbî gravissimî, eomm qui turbu- Icntam quîdem audaciam non habebant, scd quadam vetusta socordia prcmcbantur... nonne salubriter regnia temporarium molestiaram «ic-
La loi du 14 novembre, relative aux généraux barbares, jeta dans Tarmée romaine la même perturbation que les deux autres dans Tordre civil ^ Ainsi que nous l'avons dit, elle privait de leurs grades les officiers non catholiques, ou du moins elle leur défendait de paraître devant le prince avec leurs insignes*, c'està-dire qu'elle les dépouillait de leur dignité en leur réservant leur traitement : c'était une sorte de mise en disponibilité. Les officiers barbares au service de Rome étant presque tous béritiques ou païens, celte mesure donnait satisfaction au parti militaire romain, mais en même temps elle désorganisait l'armée, telle que les besoins publics l'avaient constituée depuis un demisiècle. Frappés dans leur honneur et dans leur fortune, ces vieux généraux barbares, qui avaient fait les guerres de Julien, de Valentinien, de Théodose, arrêté Radagaise à Fésules sous Stilicon et battu Alaric à PoUentia, déposèrent leur baudrier de commandement et ne parurent plus au palais. Beaucoup quittèrent complètement le service de Rome pour passer chez les Goths, d'autres restèrent en Italie, mécontents et soupirant dans la retraite après des jours meilleurs. Le Goth Sarus, qui avait décidé contre Alaric la victoire de Pollentia, trop fier pour se soumettre à son ennemi et ne pouvant plus servir les Romains, se jeta dans la campagne
cutîendi crant, ut tanquam de somno lethargico emergerQnt, et in salutem nnitatis evigilaront? Quam multi ex ipsis nunc nobiscum gaadentes. August., Epist. 93, ad. Vincent,