‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 212 sur 251 · Zosim., y, 50. — Sozom., ix · texte numérisé non relu

Zosim., y, 50. — Sozom., ix

TuDivers fût ruinée par des armes étrangères, et que tant d'admirables édifices fussent réduits en cendres. — La paix valait mieux, et Alaric se résignait aux conditions les plus modérées. 11 ne demandait plus ni dignités, ni puissance; il renonçait aux provinces qu'il avait réclamées à l'exception pourtant des deuxNoriques, qui, fréquemment ravagés par les Barbares, ne rapportaient presque aucun tribut à la République. Il y établirait son peuple, et le prince ajouterait à cette concession une prestation annuelle de vivres en telle quantité qu'il jugerait à propos, Alaric s'en remettant à sa prudence. Le roi des Goths se désistait en outre de la demande qu'il avait faite d'une pension, et il n'en était pas moins disposé à conclure avec les Romains une étroite amitié, une société de paix et de guerre, par laquelle il s'obligerait de porter les armes contre tous les ennemis de TEmpire^ »

Tel fut le message dont les évêques se chargèrent, et, chose incroyable, si l'histoire ne nous en donnait les termes exprès, le plaidoyer d'Alaric défendait Rome contre l'Empereur d'Occident. C'était un moyen de salut inattendu que sa modération offrait au gouvernement romain; maislegouvernemenlromainlerepoussa comme tout le reste. Les insensés qui entouraient Honorius avaient décidé la guerre, ils y tinrent d'autant plus qu'ils crurent avoir fait peur à un tel ennemi : « Point de paix, s'écrièrent-ils avec arrogance. Nous avons juré de ne la faire jamais. Si le serment avait été prêté au nom de Dieu, on pourrait espérer qu'il par-

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