Uno bausta est incendio. Hieronym., Ep
LE SAC DE ROME /i47
furent victimes des dernières violences K Aux entraînements de la débauche se joignaient, dans Fâme féroce des Goths, une cruauté naturelle, l'habitude du sang, le goût des tortures, surtout la passion de l'argent, et les palais dorés des patriciens devinrent le théâtre des plus lamentables tragédies.
Une veuve de naissance illustre, amie de saint Jérôme et son élève dans l'exégèse des livres sacrés, où elle avait acquis un certain renom, Marcella, habitait sur le mont Aventin la demeure de ses ancêtres*, en compagnie d'une jeune fille vouée comme elle à la profession religieuse et qu'elle avait adoptée. Cette jeune fille s'appelait Principia. Avec des apparences de richesse au dehors, la maison de Marcella était simple au dedans; le luxe, l'aisance même en étaient bannis, car la veuve avait distribué tout son bien aux pauvres ; elle et sa compagne ne portaient même que des habits de bure. Surprises par la brusque irruption de l'ennemi, elles n'avaient pu ni fuir ni se cacher, et elles étaient seules lorsqu'une troupe de Barbares tout souillés de sang pénétra jusqu'à leur appartement secret. Ces hommes voulaient de l'argent ; ils demandaient avec instance et menace des trésors que Marcella ne pouvait leur livrer.
Elle eut beau leur montrer les vêtements misérables qui les couvraient toutes deux, elle eut beau leur expliquer les motifs de son indigence ^ ils la frappaient