Canens olivo, murmurans flueDto
Kamque supercilio saxi liquor ortus excita vit
Frondem percnnem, chrismatis feracem; Nunc pretiosa ruit per niarmora^ lubricatque clivum.
Prudent., Peristeph, hymn., 6.
UbU RÉCITS DE L'HISTOIRE ROMAINE
dans un vaste enclos où Ton pénétrait par trois portes de bronze, vis-à-vis' de, l'entrée principale de la basilique. Tel était le premier refuge où courut s'abriter une partie de la population chrétienne de Rome.
Un second courant presque égal à l'autre par son intensité , se dirigeait vers le pont d'Adrien et la basilique de Saint-Paul, qui se trouva bientôt remplie comme la première. Cette grande église, moins spacieuse pourtant que celle de Saint-Pierre, mais aussi riche peut-être, avait été bâtie par Constantin en deçà du Tibre, dans les terrains bas que traversait la route d'Ostie^ Ces deux citadelles du christianisme occupaient ainsi à courte distance les deux rives du fleuve, qui conduisait de l'une à l'autre et les unissait en les séparant*. Elles offrirent alors par leur quiétude l'image de deux îles paisibles au milieu d'une mer en courroux. Là, nous dit un auteur du*temps, s'arrêtait l'effort d'un ennemi altéré de vengeance; là venaient s'éteindre et les fureurs de la lubricité et la soif du sang^ Quelques tombeaux de martyrs fournirent encore cà et là de pareilles sauvegardes à la population romaine; mais qu'était-ce que tous ces refuges réunis en face d'une population qui couvrait un espace de plus de vingt et un milles de circonférence *? Encore
1. Regîa pompa loci est, princeps bonus has sacravit arces...
Prudent., Peristeph. hymn., 6.