‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 38 sur 251 · Hi junctis properant portus munire carinis · texte numérisé non relu

Hi junctis properant portus munire carinis

Claud., In Ruf,, ii, vi, 60.

3. Bftrbari qui cum Alarico erant, quidquid obvium fuisset, igni ferroque Tastantes. Socrat., vu, 10. — Nicepb., xiii, 35.

[\li RÉCITS DE L'HISTOIRE ROMAINE

putjugerparlui-mêmedelaforcedespretniers,delapeur et de rimpuissance des seconds. On assure qu'à Faspect de son cher ennemi \ comme s'expriment les contemporains, emporté par l'élan de sa joie, il éclata de rire à plusieurs reprises. Descendu de son observatoire, il se mit*à parcourir la ville, affichant un air sombre et soucieux qui augmentait encore l'inquiétude publique, et aux demandes qu'on lui adressait de toutes parts, il répondait : « J'irai trouver Alaric ; moi seul je puis affronter ce Barbare, et je l'oserai pour le salut de l'État*. » Bientôt le bruit se répand que Rufin s'arme et va partir avec une troupe d'amis dévoués. En effet ses plus chauds partisans se forment en ligne, ainsi que ses nombreux clients, armés, rangés sous son drapeau et offrant l'apparence d'unelégion;lui-mêmeprendplaceaumilieu d'eux. Il monte un cheval de guerre et présente complaisamment aux regards de la foule sa tête martiale et sa haute taille, que relève encore un riche costume barbare, car au lieu de l'habit romain, de la tunique militaire, ou plutôt de la toge qu'il eût dû revêtir, étant magistrat civil, le ministre d'Arcadius avait pris la décoration d'un chef goth. Une casaque en fourrure se croisait sur sa poitrine, un lourd carquois pendait à son épaule, et sa main droite portait un arc énorme qu'il faisait résonner en l'agitante

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