Romam contemnere sueti
Mirarique suas, quas Bosporus alluit, œdes.
Claud., In Eutrop,, ii, v. 339-340.
2 Saltandi dociles, aurigarumque periti.
Claud., In Eutrop., ii, v. 341.
3 Pars humili de plèbe duces, pars compede suras Cruraquc signati nigro liventia ferro,
Jura regunt, faciès, quamvis inscripta repugnet Seque suo prodat titulo...
Claud., In Eutrop., v, ii. 342 et seqq.
pamphlets poétiques de Tami de Stilicon, écrits jour par jour sous Tinspiration des haines de l'Italie, récités devant Honorius et dans le sénat de Rome, applaudis par des milliers de mains sur le Forum de la Ville éternelle, répandus à profusion dans les provinces et jusqu'en Orient, où ils versaient le ridicule et Todieux sur les chefs du gouvernement. C'est là de l'histoire s'il en fut jamais, de l'histoire passionnée, injuste parfois, mais vivante, et qui laisse percer la vérité sous les exagérations de parti ou sous celles de la poésie. Claudien est pour nous, au bout de quatorze siècles, un admirable écho des sentiments de l'Occident en face de la révolution qui poussait le monde romain à se scinder en deux Empires distincts : révolution qu'il accéléra peut-être lui-même par les violences de son génie.
Léon avait été dans sa jeunesse préposé aux travaux des flleuses d'un gynécée^ dégoûté de cette vie oisivci il s'était enrôlé, et avait gagné ses grades militaires moins par son courage que par sa bonne humeur et ses saillies naturelles, qui lui attirèrent la faveur des soldats avec la protection des chefs. Gourmand à l'excès, il menait daQS les rangs moyens de la société byzantine la double vie de parasite et de bouffon : point de bons repas où le général Léon n'eût sa place marquée, et à ce métier il avait acquis un embonpoint démesuré qui complétait le ridicule du personnage. C^ était dans ces sociétés de dissipation, sinon de débauche, qu'Eutrope l'avait connu.
« Voici venir Léon, nous dit Claudien dans son