‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 7 sur 251 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

et qu'il a su réaliser avec la puissante magie de son talent. On sait par quel art, ignoré jusqu'à lui, il a fait revivre et se mouvoir des individualités elTacées, perdues, pour ainsi dire, dans les grandes masses de l'histoire. J'ai voulu, au contraire, dans des narrations chronologiquement enchaînées, reconstruire une période importante de l'Empire romain. Pour moi, l'histoire a été le fond, les types individuels l'étude accessoire. La différence des vues et des intentions ressort du plan même des deux ouvrages : je compte sur l'indulgence de mes lecteurs pour épargner au mien les dangers d'un plus long parallèle.

Les documents relatifs au v® siècle, malgré leur stérilité tant accusée, m'ont cependant permis d'atteindre à une assez grande ampleur de détails. Sous la sécheresse et la brièveté énigmatique des chroniqueurs se cachent bien souvent des indications précieuses qui réclament, pour être comprises, une connaissance approfondie des institutions et des mœurs, car les abréviateurs ne parlent qu'à ceux qui savent déjà; et il faut lire, en même temps qu'eux, les représentants de la littérature proprement dite : épistolaires, panégyristes, hagiographes ou poètes.

J'ai mis tous ces écrivains à contribution; nonseulement ils complètent l'histoire par la révélation de beaucoup de faits particuliers; mais, ce qui est

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