‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 96 sur 251 · fluvium per tecta vagnum · texte numérisé non relu

fluvium per tecta vagnum

Claud., de Bell. Gild., v. 41.

INSURRECTION DES PROVINCES D'AFRIQUE l/i5

récolte abondante, et peut-être les préfets de Fannone et de la ville, inquiets de l'avenir, allaient-ils, comme faisait Symmaque au temps de sa préfecture, épier du haut des collines du Tibre quelque bienheureuse voile venant d'Ostie avec un chargement de grains ^ A ce cri : « La flotte est saisie ! » Rome fut presque en révolution. Le peuple en tumulte remplit les rues et les places, insultant les magistrats, qu'il accusait de négligence, et mêlant la menace aux accusations. Ainsi donc, perte d'une grande province, famine*, guerre, sédition, tout venait fondre à la fois sur cette ville infortunée, et la main d'Eutrope se montrait partout. Stilicon, avec une louable activité, combattit d'abord la disette en ramassant les quantités de farine et de blé que pouvaient fournir les diverses contrées de ritalie, et les faisant transporter à Rome ; en même temps^ une flotte équipée en toute hâte partait de Pise pour aller parcourir dans la même intention tes ports de la Gaule et de l'Espagne ^

Quant à l'insurrection de l'Afrique et aux mesures à prendre pour la réprimer, Stilicon décida qu'il en serait référé au sénat, arbitre de la paix et de la guerre, suivant l'ancienne coutunie, et que ce corps auguste ordonnerait aussi les levées d'hommes qui devraient

Page 1