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et cela tout simplement parce qu'il était un Anglais curieux de voir les sources de l'huile. En présence de tant d'obligeance et de cordialité, il n'hésita pas à accepter, et sous la conduite de plusieurs de ces messieurs, il alla d'exploitation en exploitation, examinant le fort et le faible de la Pétrolie, sa richesse et ses escroqueries, ses entreprises sérieuses et ses leurres.
« Comme spectacle, dit-il, jamais, durant ma longue carrière de voyageur, je n'ai rien vu qui valût ces régions. Initié de la façon que je viens de dire à tout le mécanisme de l'industrie locale, au forage des puits, à leur rendement, à leurs résultats négatifs, à la manière dont certaines personnes font fortune et dont d'autres sont volées, à la création de compagnies impossibles, qui enrichissent leurs actionnaires au moment où l'on s'y attend le moins, à la vente de « terrains secs » que l'on couvre, pendant la nuit, de fissures ruisselantes d'huile pour faire croire à des sources absentes, j'ai pris note de tout, jour par jour, et je me propose d'en faire bénéficier le lecteur? »
De ces notes nous allons profiter à notre tour.
Avant d'aller plus loin, est-il dit, il nous faut
LA PÉTROtlE.
expliquer brièvement, sous peine de ne pas être compris plus tard, comment l'huile est amenée à la surface du sol.
Quand on a résolu de forer un puits, la première opération consiste à élever une construction grossière de charpentes au-dessus de l'endroit choisi. Cet édifice, qu'on appelle dans le pays derrick, — plate-forme, grue, potence, — ainsi que tout ce qui sert à élever des charges dans l'air, tire, paraît-il, son nom d'un bourreau célèbre et consommé dans son art, qui florissait en Pensylvanie avant l'indépendance des Étals-Unis. Le derrick dont on se sert aux puits d'huile n'a rien pourtant de la forme qu'implique son nom. C'est un simple échafaudage en pyramide, haut d'une quinzaine de mètres, ayant à peu près trois mètres carrés à sa base, un mètre vingt centimètres à son sommet, et ressemblant beaucoup en réalité aux échafaudages servant à bàlir les hautes cheminées de fabrique ou à la carcasse de bois d'un pelit clocher de village. Au sommet du derrick est une poulie munie d'une corde, au bout de laquelle est fixée la lourde sonde d'acier servant à forer un trou de 15 centimètres de diamètre, pénétrant à la profondeur voulue pour atteindre l'huile , c'est-à-dire généralement à 150 ou
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180 mètres • on est quelquefois forcé de descendre beaucoup plus bas (1).
A quelques pas du derrick est une baraque qui
renferme une machine à vapeur de la force de huit a dix chevaux, et qui, au moyen d'une cour-
Ai^nnt i vy« l'aune, dit
120 mètres (et même beaucoup Zln^îfl^T' l arh de «> à verts en Pensylvanie dès lM dp, £aT hre des P uits ou- 74 des plus importants produ saient nar il PaSSait 2 ' 000 dont nquesde 19 litres, soit ™0 000 itr k J ^ <? n ™ M6S bar "
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éta'ieï fcItl'^Sqfelv^f^T'^ntinueM. Figuier, 60 mètres de pro offir Y nm ', ;t /ÏÏ CS , p0Hr un P uits d ê considérable. On a rencontré une sont^^ 1 et ? st t0l, J° urs tr ™ tolitres par 24 hénrM SS? rtSïiSSïï^ foul ' nissa 'H 5,000 hecs'est montré si Xlent mrn P a ?aH f p,?,^ 1810 ^' le J et d ' flui 'e Plus énergiques pour sWendre ire P ° yet ' l6S mo ^ ns les
Pou? eSTVSS ^TvSuntrr 8 U faut user œable que le pétrole tel ân'U lor Lu ' qulde . aussi - infla <»duits bitumineux et carbures Smnir,, & char i- e de P™" lieu plus d'une fois et ont causé d^ffrl^'^ S } n f aSies onteu ajoute le même écrivain nK r« - accid ?nts. . Un jour, toute la contrée Les n'a mmp« 1 l Ce ? P nt f ™> incendia Pjoche, allumant une surface con,în^T gè , re ^ de proc,le en rées ; hommes et a. annaux cérfreni «Z«l S lus i eur S lieues car " prévenir ces malheurs to.upf f^ L ns Cet océan de feu - Po «r Çaissées et contenues dan, tri L S t 0urces s ? nt au J°urd'hui enêtre fermés hermé Uquem Pnt , S * UyaUX de fonte qui P euve,lt
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LA PÉTHOLIE.
roie, met en mouvement une grande roue de bois placée sous le derrick, laquelle, à son tour, fait mouvoir une solide charpente de cinq mètres de long, suspendue comme un fléau de balances. Ce levier mobile élève et abaisse alternativement la corde à laquelle sont fixés les outils de forage. Quand on arrive à la nappe d'huile, si le précieux liquide ne jaillit pas, c'est encore ce mouvement qui sert à le pomper.
Naturellement, à mesure que le trou se creuse et qu'on retire le foret, on garnit le premier d'un tubage en fer pour empêcher l'invasion de l'eau salée ; et pour que cette même eau ne monte pas par l'orifice inférieur du tube, on introduit dans celui-ci un sachet de cuir plein de graine de lin. Le contenu du sachet se gonfle à un point extrême et bouche hermétiquement cet orifice.
Impossible de rien imaginer de plus primitif et en même temps de plus efficace que tout cet appareil. Sauf la machine, tout vient de la forêt voisine, et le creusement d'un puits excède rarement 26,000 francs, main-d'œuvre comprise. Quand on a ajouté au derrick une petite rangée de cuves de bois, noires et graisseuses, larges comme de petits gazomètres, tout l'attirail d'un puits d'huile, qui peut valoir 1 ou 1 à millions de francs, est complet.
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Il n'a pas été parlé dans cette esquisse des difficultés qui peuvent survenir dans le forage des puits, de l'incertitude absolue où l'on est de savoir si l'on rencontrera ou non le liquide cherché, ou de l'incertitude, non moins grande, où l'on est de savoir, une fois la source trouvée et rendant abondamment, si elle continuera de produire seulement pendant huit jours. Ce n'est point le moment de discuter toutes ces contradictions extraordinaires, qui font de ce pays et de son huile un sujet d'étonnement et d'embarras pour les géologues, et déroutent les théories les plus savantes en même temps que l'expérience la plus consommée. Il étaitessentiel néanmoins d'expliquer ce qu'était un derrick et, dans le fait, tout l'appareil de forage et d'exploitation d'un puits d'huile, pour être compris dans les autres détails complémentaires.
Écoutons la suite du récit.