‹ Récits et souvenirs [microforme]Chapitre 7 sur 26 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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* Aivres,ét l'an 1700, vingtaix millions. -Eis'huit

nourriture s'étend jusque sur les voitariers. Itarrive de là qu'on no pout détacher un officier potr le bien du scervico, sans le payer grassemont. Encore lo plus souvent n'est-il pas content, et peut-on dire que rien ne so fuit qu’à force d'argent.”

Pour donner une idée des malversations et des exactions auxquelles se livrèrent tous ces tripotiers qui causèrent la ruine ct la perte de Îa colonie, nous complèterons cette étude en citant, d’ubord, l'énorme augmentation annuelle des dépenses de la colonie sous l'administration de Bigot, le jugement rendu contre cet effronté pillard et ses dignes amis, et, enfin, les sommes fabuleuses qu'il leur fallut restituer.

Les dépenses annuelles du gouvernement, pour le Canada, n'avaient pas dépassé quatre cent mille livres en 1729; mais elles s'étaient élovées depuis jusqu'en 1750 à dix-sept cent mille livres, Dès lors, elles ne connurent plus de bornes, et cette année-là, elles montèrent à deux millions cent mille livres. L'année 1751 coûta deux millions sept cent mille livres ; l'année 1762, quatre millions quatrevingt-dix mille livres ; l'an 1763, cinq millions ‘trois cent mille livres ; l’an 1754, quatre millions quatre cent mille livres; l'an 1755, six millions cent mille livres; l'an 1756, ongo millions trois cent mille livres. L'année 1757 engouffra dix-

‘feuf millions deux cent cinquante mille livres ;

Van 1758, vingt-sept millions neuf cent mille

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arrive premiers mois de l’année 1760 coûtèrent treize

vil le milions cinq cent mille livres. Cette augmenta- | d-réehd Ë tion, dit Dussieux, était en grande partie le résulpn dire tat des malversations de l'intendant, M. Bigot. Comme il avait fallu recourir aux ordonnances et et des 1 aux lettres de change pour fournir à ces énormes otiers À dépenses, de ces sommes prodigieuses il était dû, à Dlonie, D. la paix de 1763, quatre-vingts millions. ubord, Ne L'indignation que la perte de la colonie souleva s de la 1 en France, fut la cause immédiate de la mise en ment 4 accusation de ces hommes, auxquels l'opinion puamis, à blique attribuait déjà justement cet irréparable fallut È désastre, Voici le sommaire du jugement que le F lieutenant général de police, M. de Sartine, et les pour A conseillers au Châtelet, rendirent contre les prévamille + ricateurs, le 10 décembre 1763 :

epuis Bigot, banni à perpétuité du royaume, 1000 livres d’amende et 1,500,000 livres de restitution.

ss , Varin, banni à perpétuité du royaume, 1000 livres | d’amende et 800,000 livres de restitution.

“he Bréard, banni pour neuf ans de Paris, 600 livres lions d’amende et 300,000 livres de restitution. lions LL Cadet, banni pour neufans de Paris, 500 livres d’amende ns 4h et 6,000,000 livres de restitution.

tois 3 Pénisseault, banni pour neuf ans de Paris, 500 livres dix- d’amende et 600,000 de restitution.

0 : Maurin, banni pour neuf ans de Paris, 500 livres lle d’amende et 600,000 livres de restitution.

tuit Corpron, 6 livres d’aumône et 600,000 livres de restitu- "tion.

‘Estèbe, 6 livres d’aumône et 30,000 livres de restitution.

Martel de Saint-Antoine, 6 livres d’aumône -et 100,000 livres de restitution.

Payen de Noyan, 6 livres d’aumône.

Et déclarés contumaces et condamnés :

Laudriève, à être banni pour neuf ans, à 500 livres d’amende et 100,000 livres de restitution.

Deschenaux, banni pour cinq ans, 500 livres d'amende et 300,000 livres de restitution.

Dumoulin, banni pour cinq ans et 50 livres d’amende. Villefranche, banni pour cinq ans et 50 livres d’amende. Hauteraye, banni pour cinq ans et 50 livres d’amende,

Rouville, banni pour trois ans et 20 livres d’amende.

Jacquespré, banni pour trois ans et 20 livres d’amende.

Quant à Péan, il fut mis hors de conr par un jugement du vingt-cinq juin 1764, mais condamné

‘ à restituer 600,000 livres.

Par là le roi recouvra plus de onze millions de livres,

Il est bon de mettre ainsi, de fois à autre, sous les yeux du public-les noms des trop fameux concussionnaires et le châtiment qu'ils ne purent éviter. Do tels exemples doivent contribuer à diminuer, sinon à empêcher les malversations au temps présent, tout en couvrant ces grands coupables de temps passés du mépris et de l'infamie qu'ils ont mérités.

Québec, février 1876.

00 livres d’amende

amende.

l’amende, j’amende, mende, l'amende.

par un ndamné

lions de

re, SOUS fameux ) purent ibuer à lions au ds couinfamie

Au commencement de janvier 1882, mon ami, M. l'abbé Casgrain, m'ayant décidé à l'accompagner en Floride, autant pour refaire un peu ma santé que la sienne, j'allai le rejoindre à Windsor, Ontario, où il m'avait devancé de quelques jours.

Après deux journées charmantes passées à Windsor, chez M. le docteur Casgrain, aujourd'hui sénateur, nous quittions Détroit, l'abbé et moi, pour nous diriger vers le sud, nous arrétant à Buffalo, à Niagara, à Washington et à Jack. sonville, et faisant enfin une statiin de quinee jours à Saint-Augustin, ville aimée du soleil.

Ce sont mes impressions durant ce voyage qu'on bira ci-après.

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